2/18/2010

Et nous avons le soleil… Le soleil! Pour keks heures…

Le dimanche 27 décembre 2009


Hop là, on s’en va à Cordobá, que Gen et moi! (capitale de la province de Cordobá) Un superbe arc-en-ciel en chemin nous donne un peu d’espoir qu’on aura du soleil. Et comme de raison, on passe la journée entière à se promener dans le casco viejo (vieux quartier). Gen : « Envoye range moi ça c’tte map là qu’on se perde un peu là… », une p’tite bière frette et un bain de soleil dans un bar sympa, tapas dans un resto un peu trop cher, mais c’est pas grave, on se paye la traite, c’est Nowel! En allant voir la Torre de la Calhorra dans le coucher de soleil, on a croisé des beaux hippy dreadés qui vendaient des bijoux sur un pont. Super sympa et joyeux avec leur zizique reggae, ils faisaient leurs bijoux en direct. Bracelets, boucles d’oreilles et colliers vraiment très cools, mais prix un peu ambitieux pour des hippies… On voit el Alcazar Reyes Cristianos (une forteresse) de dehors car c’est déjà fermé.


Un petit coin de la Mesquita, un autre de l'Alcazar et un monument dont je ne me souviens plus le nom.


Une longue marche dans un parc qui longe le Paseo Victoria, converti en marché de Noël avec des kiosques pour TOUT : livres, cochonneries à bouffer et produits plus fancys, bebelles de blagues, vêtements et accessoires, kiosques hippies avec bijoux et encens... je me suis pognée une belle jupe suite à un peu de pression des… de la pair (merci Gen!). On se permet une demie-ration de churros dippés dans un chocolat cheap. Les churros, c’est des longues crottes de pâtesserie frite semblable à la pâte à queue de castor, mais plus huileuses et pas sucrées. On s’huile donc les mains et les intestins en regardant une petite fille en rose à la face de boeuf faire les 100 tours dans un carrousel d’enfants, méga emmerdée.


Que des belles couleurs dans notre auberge mouillée...

On passe à l’auberge jeunesse pour se préparer à « sortir », c'est-à-dire, se pogner un thé dans une teteria aux couleurs et sculptures maures. (ben oui, les vieilles téteuses de poche de thé!) Avec le froid qu’il faisait ce soir-là, nos corps sont ben vite entrés en hibernation et on est rentrées à l’auberge, pour découvrir qu’on avait 4 nouveaux compagnons de chambres mexicains : 3 filles, 1 gars. Tous pas jaseux jaseux, même entre eux.

Au matin, ce sera la grande séparation : Gen part pour Malaga, et moi je chill un matin de plus à Cordoba avant de partir vers la province de Jaen. Oublie pas de me réveiller pour me dire bye!

Chanson du jour: Mi Vida Privada - Consuelo

2/08/2010

Sevilla avec les Chiquillas!

Le samedi, 26 décembre 2009

On fini les sacs et on ferme la maison au son de la pluie sur les fenêtres, en se disant que ça va être une marche misérable jusqu’au Paseo… mais la pluie a arrête pour un p’tit brin. Go ! On rentre à la Parada pour un cafelito en attendant le bus avec nos gros sac, et tout le déluge reprend. La rue se transforme en rivière, on parle même pas, machoire pendante. Un vieux à nos côté explique à Gen qu’il a plu plus dans la dernière semaine que l’an passé entier. Faut le croire ! C’est un pécheur ! La pluie est tellement épaisse qu’on voit à peine plus loin que 10 mètres… « crime, on verra même pas le bus énorme arriver l’autre bord de la rue ! ». Comme ici, on ne pense pas en minute mais bien en heures, il faut faire le guet pendant une demie heure après l’heure officielle du bus… Et faut pas être distrait et le manquer parce qu’il y’en a rien qu'un, et il ralenti à peine le temps de voir si y’a quelqu’un deboute dans pluie à l’arrêt!

Quand j’le vois tourner le coin au loin, j’accours comme une sprinteuse vers le monstre vert, et les filles me suivent avec les sacs. Échappée belle ! Les filles se mettent à ronfler dans le fond bien vite alors que moi je regarde les collines, fascinée une fois de plus par le vert des champs, le petit trou bleu dans le ciel et les... woh, les cabanes ou chars à moitié englouties dans des flaques d’eau dignes des lacs canadiens. Faut croire que j’ai pas vu le pire en haut de Plaza Alta à Alcalá ! Ya tellement d’eau dans les champs qu’ils reflètent l’arc-en-ciel comme un miroir… parsemé de vaches.


1. moi et kek genre de monument des droits de la femme.

2. Gen et le bon vieux hôtel de ville pas fini.

3. La Giralda de la Cathédrale que la reine Catho Isabel avait pas envie de monter à pied.

Par le temps qu’on arrive à Sevilla, il fait gros soleil et le ciel est bleu pétant. On trouve un café internet en face de la vieille fabrique de tabac, puis on a struggle en esti pour trouver l’appart d’Israel. Presa iberica et bière dans un bar tapas, puis on s’en va visiter le centre en commençant par… la Cathédrale ! Monstrueusement grande et majestueuse… On va rire un peu du fameux Ayuntamiento asymétrique. On y trouve Daniel, le vendeur de boucles d’oreilles de Ronda (parce qu’on s’était donnés rendez-vous là), puis on trouve Jan et Miriam (par hasard !).



Plaza España!

Le soleil est déjà bas alors on décide d’aller voir la Plaza España avant qu’il fasse noir. Plaza de Toros, plus tard. Puis, l’appétit revient et on trouve une petite place sympa derrière la Cathédrale oú se partager paella, cetas & jamons, une salade, tortilla… menoum. Visite des rues plutôt commerciales bondées de monde en train de shopper pour Nowel, et on aboutit à la Plaza de Toros… c’est juste ça ? on peut pas rentrer dans l’Arène ? Boo. Quelle déception.

Check ben comment sont fiers de leur jamón les Espagnols!


On doit aller enterrer notre déception dans… une pastelería! Et ça faisait un méchant boute qu’on en cherchait une! On se gâte donc, moi avec un édifice de meringue, gen avec une énorme tour de meringue et les deux autres dans le chocolat jusqu’au cou. On rit et on déconne longtemps après avoir décidé qu’on est pleine. Ça complète bien nos retrouvailles, car Martine et Sam retourne vers le nord le lendemain matin.

On arrive à l’appart de Israël pour y trouver… non pas ses roomies qui sont partis chez leurs parents pour les fêtes, mais une couchsurfer de Lituanie (Lena) à qui un des roomie a laissé ses clés en pleine confiance. Lena est jolie comme toute, suuuper sympa et down pour qu’on sorte prendre une cervezita dans un petit bar tapas pas trop loin de là avant d’aller se coucher. Un autre échange culturel intéressant, belle rencontre, merci couchsurfing!

Song of the Day: Let's Call The Whole Thing Off - Ella Fitzgerald and Louis Armstrong (song written by by George Gershwin and Ira Gershwin)

Veinti cinco de diciembre, fum fum fum!

Le jeudi, 24 décembre 2009

Le vendredi, 25 décembre 2009

Y pleut. Me semble que la neige commence à me manquer en crisse… c’est l’fun un jour de pluie de temps en temps, rester au lit, lire un livre ou regarder un film… mais le jour de Noël, j’pense que je préfèrerais une belle précipitation SÈCHE de neige poudreuse que un autre déluge. Au moins ça nous donne une bonne excuse de relaxer toute la journée

Pour déjeuner, j’initie Mart et Sam à la mantequa colorada que Gen et moi on a volé à Los Corzos la veille et à quelques fruits de la région : chirimoyas, persime kaki… Ah ! Enfin Gen se lève pour manger ! Juste à temps pour regarder The Pick Of Destiny avec nous… mais non, elle préfère retourner au lit une fois l’estomac plein.

On a aucun plan de soirée, mais tout à coup je reçois un p’tit message de Gema pour nous informer qu’elle nous ramasse à 18h pour aller au party de Cortijo. …OK ! C'est comme notre organisatrice et conductrice privée! Comme on a pas encore soupé, on apporte les restants de la veille (même si ça fait pas trop bouffe à party) parce qu’on part pour 5 jours le lendemain et on veut pas gaspiller la bouffe du frigo. On a l’air un peu anti-sociales à l’arrivée, regroupées dans cuisine, mais ça prend pas de temps que Gen se mezcla avec les espagnols, Sam nous chante une tune irlandaise, on sort la guitare un moment. Je rencontre Carlos, un ami suuuuper... fatiguant de Victor, je placote avec un AUTRE Carlos qui parle un peu de français.

Plus tôt que je ne l'aurais voulu, on décide de s’éclipser pour être en forme le lendemain matin pour notre voyage Séville-Cordoba. On part vers minuit malgré la pression des amis et l’ambiance de fête. Bonne affaire, j’avais même pas fait mes bagages !

Song of the Day : Super Bowl Sundae – Ozomatli

2/03/2010

La Grande Visite


Le jeudi, 24 décembre 2009


Boy oh boy! Je vais voir Gen et Mart dans keks heures!!! Connaissant Gen l’organisatrice zélée, je gage sur le bus LineSur de 14h30. En tk, je croise mes doigts parce que le suivant est à 19h30…


Bon vieux El Luca, et la vue de sa terrasse: Alacla de los Gazules... moi je vis tout en haut près du clocher!

Je voulais vous montrer un peu plus Alcala: à gauche, le Paseo de la Playa, rénovation enfin terminées, bordé d'orangers... et à droite, le vieux Cinéma Andalucia abandonnée... hm, bon lieu pour tourner un film d'horreur non?

Dernières commissions de bouffe, (WOW! faut ben un 24 décembre pour que l’épicerie soit ouverte pendant l’heure de la sieste!), ménage pour que la maison soit présentable et, plutôt que me tourner les pouces, je rejoints Julio, Ana, Victor et compagnie à Los Ponys en attendant la grande visite. Assise dehors au soleil (AH ! OUI ! ENFIN ! –profites-en fille, y va pleuvoir asoir et pour les 2 prochaines semaines...), je garde un œil rivé sur la route d’entrée de mon ptit villâge, quoique un immense bus voyageur vert qui passe moins souvent que le facteur, c’est dur à manquer. Vers 14h, je gigotte sur ma chaise et refuse la troisième bière avec un « nonon marci, mes amies arrivent bientôt, faudrait pas que je me saoûle, haha ! ». Mais lorsque j’accours enfin vers le gros LineSur, je n’y trouve aucune Gen, aucune Mart et aucune Sam. Je demande même au conducteur « ¿No había trés Canadienses en el autobús? ¿Una muy muy alta, y una muy muy baja…? » Nope.


Je retourne à mon siège, babounante, et commande la 3e en me disant « Bah c’est Noël, fête un peu, sont débrouillardes et zarriveront quand zarriveront, zont ton numéro. Peut-être qu’elles ont décidé de faire les pouceuses cheaps! …mmmnon.», mais je combats un peu l’inquiétude. À 19h sul piton, appel de Gen! Sont vivantes ! « on arriiiive! dans 30 minutes! » w00t! Au débarquement, c'est les grosses hugs et les bisous, Gen me trouve particulièrement affectueuse « coudon t’as-tu bu ? » « mmpeut-être! » Mais la vérité c’est que 3 mois en Espagne, ça te rend très très… cariñoso! Comme l’arrêt de bus non officiel est drette en face du fameux El Luca, c'est ici que commence la grande visite guidée d’Alcalá !


Gen m’épate avec son espagnol, Mart struggle un peu plus mais se débrouille bien, et Sam, ben… je lui indique ceux qui parlent un peu d’anglais! -Mettons que j'ai profité de son absence dans les jours suivants pour laisser mon frança dégringoler enfin avec Gen, car Sam parle juste anglais (à ma grande déception)- Fernanda, déjà ben ronde, me corner et me réprimande parce que « je l’ai pas avertie que son ex serait là » quand elle m’a écrit qu'elle venait. Check fille, t’as quel âge? Chu pas ton espionne, c’est un petit village, live with it. Now if you’ll excuse me, j’ai des amies que j’ai pas vue depuis longtemps et je leur prépare un festin asoir!


Un coup d’œil vers la rue et « hosssstiaaa… como llueveeeee! » (hostiiiiiie... ce qu'il pleeeuuuuut!) Quand le monde voit sortir les Giddies du bar dans la pluie torrentielle avec les backpacks, on entend une chorale de « Sales AHORA??? espera ‘pera ‘pera… » (tu sors LÀ-LÀ? attend ‘tend ‘tend…). Et Paco nous offre un tour à Plaza Alta avec sa voiture. Muahaha, merci! Tentant de leur faire goûter à TOUTES les spécialités espagnoles en un repas, j’ai royalement bourré mes copines. On catché up en tiguidou, Lambrusco en main. Victor nous rend visite vers minuit, alors pourquoi pas un petit café Baileys sul tas avant de sortir… au Campanero!


Ben oui, ici y’a à peu près juste le 6 janvier qui se passe en famille! Le reste, entre amis, à la rue! Donc, de 1h et 6h du mat, j’ai eu droit à la poésie de Dominguito pour au moins une heure entière, Gen a dansé avec Israel et parlé à PLEIN de monde incluant des Espagnols que je connais même pas, on a vu Gema et sa gang de cousins charmants, Paqui et ses copines, Cristobal, el Niño (Ivan), Pepe... le village au complet est passé à un moment ou un autre. On a été témoin d’un « presque jam Flamenco » d’une gang de filles dansant près de la table de billard… Vraiment, j’ai aucune idée où s’est enfui le temps, et j’ai pris très peu de photos ce soir… cette nuit-là…



Quand les lumières allument et les accolades de Joyeux Noël et Bonne nuit se partagent, c’est l’heure de sortir du bar... mais pas de rentrer à la maison! Eh non, Gema nous embarque et nous mène à la Palmosa, un méga truck stop à quelques minutes du village. Quand on est arrivés, c’était vide. Quand on est partis, c’était plein de jeunes saoulons revenant du Campanero avec un craving de graaaaaas… parfait, car ici, on y sert un déjeuner de pain toasté super massif et beurre de cochon ou fois gras, mmmmm… tellement mmmm qu’on a ramené le pot chez moi!


Au retour, soit vers 8h (¡ohú, quillo, que fuerte!) le camion de vidange stall le traffic dans la côte de Plaza Alta, donc Gen et moi on débarque sur San Juan de Rivera, point de vue qui donne sur les plaines ENFIN vertes après la pluie des dernières semaines! 8h du mat, cré moé cré moé po, y fait encore noir comme chez l'loup… donc accotées sur la clôture, comme les vieux catetos (habitants) d’ici, Gen, el Niño et moi contemplons le ciel qui lentement vire au bleu, et le vert des plaines commence à apparaître… el Niño exclame un « joooode… » bien placé face à la beauté exquise des plaines d’Andalousie… « check Gen, check comment c’est beau le vert! » « ben oui ben oui, c’est vert bravo… on va tu se coucher là? » Selon Gen, j’ai dit de quoi de songé comme « J’me sens baveuse d’être ici, même si le monde est pas pentoute jaloux, sachant pas ce qu’y manquen. » (correct me if I’m wrong Genner). La vue est tellement enchanteresse avec la bruine matinale qu’on se permet de réveiller Sam et Mart pour les faire sortir sua terrasse et prendre au moins UNE photo d’Alcalá sans pluie. Crime, 9h du mat, Joyeux Noël, on va tu se couchezzzzzzzzzz…………………….


Song of the Day: Mi Vida - La Hora Violeta (Clicker la chanson "Mi Vida", ma chanson préférée de mon groupe -espagnol- préféré!)

1/27/2010

23 décembre

Le mercredi, 23 décembre 2009


Encore de la pluie??? Me semble qu’il a plu tout décembre ? Hm… good day to sleep in then, je devrais en profiter PARCE QU’IL PLEUT PAS BEAUCOUP EN ANDALOUSIE!! (Yeah, right, little did I know que je ne verrais pas le soleil pour les prochaines deux semaines de congé au complet…)


Petites commissions en pensant au festin de Noël que je compte préparer pour mes canadiennes (woohoo! 1 jour!!!) et je visite les dames du centre de restauration une dernière fois. Le patio centrale est un lac, les ateliers sont vides et propres et il semble y avoir personne… je me laisse guidée par les rires et les «Ooonh… et aawh!» et les trouve toutes crammées dans un atelier comme des sardines, bras dessus-dessous en train de regarder un powerpoint préparé par Dominga : photos des derniers 4 derniers mois de travail ensemble, de


Grenade etc., accompagnées d’une belles chanson et de beaux messages.

Pour certaines de ces femmes, la fin du projet de restauration, qui avait une subvention pour seulement 4 mois, ça rime à retour à la chasse aux jobs… dans une Andalousie en crise économique? bonne chan. Pour d’autres, c’est la fin d’un «side-project» divertissant. Mais pour toutes, c’est un adieu difficile à… un crisse de belle gang. Elles se dispersent et je vais prendre un verre avec Fernanda à Los Ponys. (Remarquez que ce fut la dernière fois qu’on s’est vraiment parlées, car depuis, elle a décidée que je suis trop buddy buddy à son ancien chum pour être mon amie. Quel dommage. Quel fucking dommage…)


Guadalinfo juste avant que ça ferme pour booker 4 lits dans une auberge à Sevilla! Yeehaw! Juste pour me faire dire par Israel 15 minutes plus tard dans le Siglo XX I «Euh, j’ai un apart à Sevilla, j’te donne mes clés si tu veux!». Ooh ooh! So je dois annuler la réservation… 48h à l’avance ! so… maintenant ! Je cours à maison de Jesus pour chercher le numero de téléphone du hostel sur l’internet, un coup de fil, et voilà. Fiew ! Je retourne au café, bla bla avec Gema, Pilar et Juanmi… Et je rentre, ben trop éveillée pour dormir. Heille, le 23 décembre ! Je travaille pas demain ! tiguidou on sort ?


Je me-quasi-invite à la maison de Santi, où je le trouve assis à table en train de boire de l’EAU avec Zulema, Carlos, Israel et Yessica, en train de voter… pour «qui fait la vaisselle». Mauvais timing car on m’ajoute pool. Se prenant très au sérieux, on doit voter en ordre de préférence de 1 à 3 QUI devrait laver et POURQUOI. Y’a eu au moins un “Catu : 3 puntos, porque quiero ver como fregan en Canadá.” (parce que je veux voir comment ils nettoyent au Canada…) Puis, on passe au salon pour regarder le fameux épisode de « Andaluces por el Mundo », (genre La course destination au monde, mais avec des Andalous qui vivent à l’étranger) lors duquel Santí donne une visite de Hamburg… et qui n’apparaît tu pas dans le dernier 10 minutes de l’émission ? Lars ! Mon allemand préféré que j’ai rencontré avec cette belle gang à Séville!


Sur ce, les parents entrent, suuuper sympathiques, turns out la maman de Santi est la proprio de la fameuse Confitería du Paseo qui est ouvert presque 24/24. Elle me dit «T’es la Canadienne, non ? Sache qu’ici c’est ta maison, et t’as une maman si t’as besoin de quoi que ce soit !» Wow, c’est ben la première à me dire ça. Une petite partie de Jungle Speed ! un jeu de vitesse qui se jour avec des cartes et un… petit totem de bois qu’on doit se garocher pour pogner du centre de la table quand ie : on a le même symbole que quelqu’un d’autre. On s’arrache la peau des mains avec les ongles et on passe proche de péter la table de vitre, et on rit. Ben oui toi, sans alcool! Ça manque un peu à la culture de mes amis disons «más mayores».


Après 5 parties de Jungle Speed et un overdose d’adrénaline, on prend des photos folles avec l’ordi et on s’amuse à les massacrer avec un programme qui déforme les photos, on écoute des prank calls de radio sur youtube (mea culpa !) et on rentre chacun chez soi… grande journée demain! On m’a dit que le 24, la villâge au complet est dans la rue, de bar en café… et le 25 aussi. Et le 26. Et tout le congé sauf le 6 janvier au matin pour les cadeaux des rois mages au fond! Hehe, regardez-moi ben m’inviter aux sorties et partys… je m’ennuierai pas ce Noël, faites-moi confiance !


Song of the Day : 23 décembre – Beau Dommage

Last day before X-MAS BREAK! w00t!

Le mardi, 22 décembre 2009


Last day avant les vacances de Noël ! Les cantiques de Noël qui ont été pratiqués dans les classes sont présentés cette fois à toute l’école dans la salle de musique. On est tellement crammé que un groupe qui fini sa présentation doit remplacer le prochain groupe et prendre possession de leurs places lors d’une genre de rotation chaotique… Les petits de Primero gagnent le prix de la performance la plus cute pants down avec leur super formation en sapin et leurs props ! En v’là un extrait en video. Chaque classe y passe. Et soudain, les élèves se mettent à crier «Maestros! Maestros!» Afin d’éviter une émeute, on monte tous vers la potence, euh, la scène, pour une imitation du villancico de la classe de Primero, dont ni moi ni les autres ne connaissent les paroles, donc LOIN d’être à la hauteur de leur performance !


Une fois les élèves de retour dans leurs classes, je me promène de classe en classe avec la guit pour donner du répit aux profs qui veulent aller faire un tour à la salle des profs... À la demande spéciale des élèves, je chante des tunes dans toutes les langues. Je donne même un petit récital dans cours de récréation avec Marta (11 ans ?) qui lipsync sur Ironic... Aujourd’hui on sert plus que du café et du thé dans la salle des profs ! bon y’a des polvorones, pâtisseries de Noël typiques d’ici… mais y’a aussi de l’anis ! Liqueur de Noël qui goûte l’anis, genre réglisse noir suuuper sucré, et qui s’ajoute particulièrement (discrètement) bien au café…


Plusieurs mamans sont venues à l’école pour préparer du chocolat chaud et du gâteau pour l’école au complet. Et trois braves mamans se sont déguisées en… TROIS ROIS MAGES !

*Rappel, ici le Père Noël qui visite le 25 décembre est nouveau (et américain) dans la culture espagnole. Le vrai jour des cadeaux, c’est l’Épiphanie, quand les 3 Rois Mages viennent faire leur tour à la crèche, parce que souvenez-vous qu’ils se sont perdus en chemin en suivant la belle étoile et sont arrivés le 6 janvier.*

Ils entrent dans chaque classe distribuant des tonnes de bonbons. Los Tres Reyes : Gaspar, celui avec la longue perruque jaune, le Melchor le grand blanc apeurant, Baltazar (el negro !) avec la face bien peinturée en noir pour faire peur aux plus petits… (je suis toujours pas habituée au fait qu’en espagnol, la couleur «noir» se dit «negro»… donc les personnes de couleur brune/noir aussi, et ça passe le PC test en Espagne, surtout dans un villâge…). Click click click les caméras des mamans sont sur le speed et les petits cocos comprennent pas trop ce qui se passe. Mais ! Des bonbons ? Sure.


Je m’éclipse pour allez visiter les madames de l’atelier de restauration d’œuvres d’art l’autre bord de la rue… Tsé les femmes avec qui je suis allée à Grenade ? Ben elles sont aussi un peu en fête, travail fini, junk food étalé sur la table, anis bien sur… le soir de leur party de travail, elles avaient inventé un couplet de « Ande ande ande, la marimorena » différent pour chacune, tous aussi vulgaires l’un que l’autre. Puis là, elles se décident de m’en composer un :


Aquí viene Catherine (Ici vient Catherine)

Quiere aprender idioma (elle veut apprendre la langue espagnole)

Nosotros lo enseñamos (Nous lui apprenons)

****, ******, *****, ***** (****, ******, *****, *****)

(pour la version intégrale non-censurée: CLICKER ICI POUR CONFIRMER QUE VOUS AVEZ PLUS DE 18 ANS, baha…)



El Luca en soirée avec Jesus, Pepe et Victor, et je tombe sur deux bonhommes que j’ai pas vu depuis ma fin de semaine à Sevilla : Santi et Israel ! On fini chez moi sur le toit terrasse avec les deux guitares à jouer de la zizique, un petit verre de Bailey’s en main.


Song of the Day: Ain’t No Sunshine When She’s Gone…

Al portal de Belen han llegado los pastores...

Le lundi, 21 décembre 2009


La vue de plus d’une centaine de ptits bouts d’choux déguisés en bergers dins bans de l’église (tous avec des costumes quasi identiques en peau d’mouton) me fait oublier la fatigue ! Malheureusement j’ai trimbalé la guit pour rien comme j’ai oublié les accords, Fernando est pas là pour me les enseigner et hop le groupe de Salva passe en premier, les v’là donc a capella. Bah, comme tous les groupes quoi.





L’évènement ? Chaque classe des 3 écoles primaires viennent présenter un cantique de Noël qu’ils ont appris et pratiqué pendant les dernière 3 ou 4 semaines (and then some dans le cas des 3 ans!) C’est dur d’entendre les p’tites voix avec l’écho de l’église, d’autant plus que y’en a un sur trois qui chante pendant que l’un cherche maman dans la foule et l’autre se fouille dans le nez. C’est impossible d’avoir le silence dans les bancs avec les « j’ai perdu mon tablier ! ou est ma maman ? c’est mon chapeau! pipi ! caca !… ». Y’a autant de flashs de caméras qu’aux cérémonies d’ouverture des Olympiques tellement les parents sont fiérs de leurs petits bergers. Awww… L’activité perd un peu son sens comme les enfants sont trop jeunes pour porter la moindre attention aux efforts des autres groupes, et les parents viennent au fond juste pour voir les leurs. Mais c’est cute. J’embarque dans le mini-bus avec la classe de 5 ans pour descendre à l’école alors je manque les chansons des plus vieux élèves… oh well, demain !


C’est une journée plutôt slack comme Noël est déjà dans l’air avec la musique, les décorations, les petits costumes cutes de bergers… donc je déambule de classe en classe avec ma guitare, enseignant We Wish You A Merry Christmas aux enfants trop excités pour écouter.


En après-midi, DERNIER taller de cuenta cuentos, je lis l’histoire The Three Billy-Goats Bébé fafa lala, et court, ce qui nous laisse du temps pour jouer à Sit down, stand up. Une p’tite frette au El Luca pour pas aller se coucher l’estomac vide… a last Juan ?


Song of the Day: Pastores Venid - Villancico...

1/23/2010

Españglish Fiesta in Graham’s Street

Le dimanche, 20 décembre 2009

Superbe initiative de Graham : organiser un party de Nowel pour réunir nos chers ex-pats anglais et ses voisins espagnols. Sa maison étant pas immense, le tout s’est passé dans la rue! Hm, pas chaud la nuit avec ce courant d’air froid sibérien qui est venu souffler sur l’Andalousie pour nous geler les os ces jours-ci… mais on se réchauffe avec du bon vin chaud («…mould wine? No thanks, got enough mould in my house… »). Les villancicos accompagnés de tambourines en plastique cheap commencent autour du petit feu dans une poubelle, mais bien vite il se met à… ben, pleuvoir non, bruinasser disons. Et les espagnols qui sont comme des chats quand ils pleut un p’tit peu, crient au déluge! et on se réfugie dans un garage.


Apparaissent soudain deux guitares et un cajon (tsé la boîte sur laquelle tu t’assoies pour taper dessus comme un drum…) et envoye les chants de Noël flamencos, sevillanas, les tunes traditionnelles d’Andalucia… Étrangement, les Espagnols dansent pas fort fort, c’est les belges Miriam et sa fille Charlotte (une vra de vra danseuse) qui dominent le plancher de danse avec gracieuseté et TOUTE l’attention du publique un peu intimidé. Suite à un cantique de Noël irlandais improvisé a capella par Claire, qui a mis sur leurs faces expressions de… admiration? Fascination? Incompréhension? Dur à dire… je tente ma chance à emprunter une guit un musicien se fatigue pour une petite Ironic de Alanis. La curiosité suffit pour taire les Espagnols pour UNE tune, mais ça prend pas de temps qu’on m’enlève la guit des mains avec un «Tu chantes super bien! Mon tour merci bonsoir! *yoink!*» pour plus de flamenco.





Un medley de classiques espagnols (qu’ils ont rejouée encore et encore au moins 10 fois…) permet enfin aux Espagnols de se décoincer un peu et se grouiller les muscles. “Cada día te quiero más, olé olé, olé olá!”… plus jamais s’il vous plaît… On réussi même à faire danser Graham au milieu! Allez champion! Parade ta tuque de Santa Claus et ta cravate de Noël! Mystérieusement, les giddies (anglais) disparaissent peu à peu, et il ne reste plus que les belges, dont Jan, au beau milieu du groupe d’Espagnols crampés, en train de chanter à tue-tête et en slow-mo théâtral «PARRRA BAILAARA LA BAAMBA!!!». On a droit à un dance off entre le guitariste trapu et Charlotte, qui tente courageusement d’imiter les moves flamenco du coq. Oui, du coq, bon! Cocorico ! He waaants to own the stage!

En allant aux toilettes, je me rend compte que les giddies se sont rassemblés au chaud dans le salon de Graham, les hommes s’ostinant pour choisir la musique du iPod, les femmes en tank tops, dansant dans le salon sur du techno ou des classiques rocks. Ça ressemble pu pentoute à l’Espagne ! Je cède et rejoins les Nord-Européens dans leur partay de salon d’ados, comme je suis pu capable d’entendre «Siempre simpre, te he querido ! Siempre siempre, te he adorado!» une fois de plus… ah, et au loin dans le garage l'autre bord de la rue, on entend pour la millième fois «Porom-pom-pom, porom-pom-pom-pom pero pero…».

C’est sur cet air que je suis rentrée, sachant qu’à 9h le lendemain matin je dois être à l’église, oh yes, pour jouer de la guit pour la classe de Salvador… Maudit qu’elle paraît longue la côte jusqu’à Plaza Alta à 2 ou 3h du mat ! SURTOUT quand t’arrives au bout pour te faire dépasser par le char de Pete, qui s’arrête juste devant afin de débarquer les belges (dont Jan qui tient à peine debout). Merci là! C’est le temps d’offrir une ride maintenant qu’il me reste 20 pas à faire! Hm, 20 pas, c’est 20 pas… wait up!

Song of the day: Cada Dia Te Quiero Mas - Gipsy Kings