12/14/2009

La casa de campo de Augustin

Le vendredi, 4 décembre 2009


« Hola Cathéreen ! » Ça, ça serait la voix sexy (ahem, de fumeur en chaîne) de Victor. «We’re going to the countryside, in Augustin’s cottage, want to come ?» Quand tu vis à Alcalá, jamais tu ne refuses une invitation de sortir du villâge! Rendez-vous au vidéoclub de Victor, alors imaginez moi donc qui descend jusqu’au Paseo avec une guitare sur le dos, et l’autre dans la main (toutes deux sans étuis) en pensant «si je trébuche ou je glisse sur une crotte de chien, quelle guitare je sauve ? ou est-ce que je sauve mon coccyx....»


La route zigue zague jusqu’à une clôture privée, puis on monte dans un sentier étroit, rocheux et en pente raide. Rakatakakataka… On y va mollo car le char de Jesus est plutôt bas, mais avec le « point de suspension », quelques bleus sul derrière sont inévitable (et un sur le front si tu te tiens trop près de la fenêtre, ein Mich ?). Et on monte et monte, crime, c’est en haut du Picacho ton chalet ? (Le Picacho c'est une des montagnes que je peux voir de mon toit terrasse.) En tout cas, la vue y est sûrement aussi belle : on voit Alcalá éclairé au loin, le clocher de l’église San Jorge tout en haut de la colline…


Et la maison de campagne ? Typique d’Andalousie ça l’air, avec une grande cour intérieure et un moulin à olives antique. Visite privée de Augustin, qui m’a expliqué le système, quasi-identique à ceux de l’époque romaine: les olives sont écrasées ici par le gros cylindre de pierre, mécanisme tiré par un âne, l’huile coule dans ce canal jusqu’ici, et décante, de puit en puit, et le dernier ici contient l’huile "extra vierge" d’olive pure ! La grand-mère d'Augustin, quand elle était toute petite, venait y tremper un morceau de pain frais !


Je rencontre Maité, la blonde d’Augustin, super sympa. On grignote en attendant que le feu soit parfait pour se faire cuire des filets de porc sul feu… yuuuummmm, à la manière andalouse: avec un peu de sel, un peu d’huile, une tranche de tomate entre deux tranches de pan de pueblo, on a le sandwich espagnol parfait. Puis on sort les guitares… on passe du flamenco, au folk canadien, à Smashing Pumpkins, à Aznavour en passant par tous les styles. «Andaluces por el Mundo» dans une soirée, et sans même sortir d’Andalousie !


Et ainsi se passe toute une soirée, sans se demander quelle heure il est, ou si tout le monde s’amuse… seule préoccupation : rajouter un peu de bois dans le feu de temps en temps. On se redirige vers Alcalá, et moi, qui doit prendre le bus le lendemain à 9h pour mon petit voyage de fin de semaine, je décide bien sûr de débarquer avec les autre au campo de Curro, là où une autre fête bat son plein. Juste un petit tour!


Fernanda, son frère Pepe, et la copine de son frère (une Allemande qui s’appelle Lena) sont tous en plein danse party. La soirée fini bien vite suite du chamaillage d’amis auquel je ne prend pas part et tout le monde rentre chez eux en se disant que la fête aurait pu clore un peu plus gaiement. Eh, ça arrive, le fun, tu peux pas le forcer, et encore moins le ressuciter. Mon subconscient me dit: ça tombe bien, finie la fête? ça veut dire que j’ai 4 heures de sommeil avant de monter dans le bus!


Tune du jour: About Her – Malcom McLaren (Kill Bill 2 Soundtrack, all of it is great, I picked one randomly… it’s a bit melancholic this one, no?)

12/09/2009

Je reviendrai à Alcalá...

Le lundi, 30 novembre 2009

Au son du réveil, je me met immédiatement à penser: Hm, j’ai hâte d’être chez moi pour soigner ma grippe dans le confort de mon chez moi et dormir dans mon lit, mais maudit que je me promènerais encore un peu plus dans les villages ou sur les plages marocaines avec Cip et Alinna. Ça me tue que je dois rentrer si tôt pour un engagement : lire un conte pour enfants à 17h30 à la bibliothèque municipale d’Alcala. C’est déjà plutôt rare que des CouchSurfers se rencontrent une deuxième fois, ben là c’est pratiquement certain qu’on ne se reverra plus malgré les promesse de « ouais ouais ! prochaine fois c’est au Canada ! »... Adieux maladroits au port et je m’installe dans un siège près de la fenêtre de façon à m’endormir en regardant le lever du soleil. Buh bye Afrique ! On se reverra !


À Tarifa, un bus navette me ramène gratuitement à Algeciras (ben câline, si j’avais su !). À Algeciras, j’ai trois heures de taponnage entre les deux bus, alors je m’en vais me promener avec mon gros sac, marché frais = olives, abricots, et de quoi me faire un sandwich : tomate, avocat et un pain sandwich. Accotée confortablement sur mon sac dans le soleil de la Plaza Alta (ouep, chaque ville a sa Plaza Alta), je lis l’Alchimiste, entourée de pigeons. Puis, je trouve un grand parc pour faire une sieste sur un banc, comme une sans-abris. De retour au port, il me reste assez de temps pour une bière avant d’aller prendr le bus. Or so I thought. Après avoir payé ma bière et rangé mon bouquin, j’entre dans le port et le bus LineSur, dans lequel je ne suis PAS, sort vers la route. … AH ! j’accourt au comptoir d’info et demande, doigts croisés, si le bus arrête aussi à la Station d’autobus d’Algeciras : oui. J’ai donc… 5 minutes. TAXI ! Envoye pèse sul gaz sti… maudit traffic, maudite construction, maudite bière. Et je cours, et j’arrive devant le bus, bras en l’air « Chu là !!! » alors qu’il démarre. Serré en ta, non ? donc 4.55 euros le billet de bus. 5 euros de taxi. Voilà ce que ça coûte d’être en retard : le double.

Chaque fois que je débarque du bus à Alcalá, le conducteur me demande, comme si j'étais une touriste confuse « Alcalá de los Gazules ? de verdad ? ». Ben oui, cré-moi, cré-moi pas, je vis icitte. Et jamais la marche jusqu’en haut de la colline n’a été si longue. J’espèrais que quelqu’un en voiture me reconnaisse, prenne pitié et me donne un lift. Mais non. Le temps d’une douche et d’une bouchée, je dois redescendre pour aller lire The Gingerbread Man à des enfants (qui écoutent pas ben ben asoir… vos yeules !). Suivi d’une tournée au Guadalinfo, et ma visite quotidienne à El Luca afin de conter mes histoires et remercier Curro de m’avoir suggéré Chefchaouen, « es una maravilla ! ».

Eh non, mes amis de Roumanie ne m’ont pas échangée contre 40 chameaux ! (ou plutôt, 20 parce que je suis pas blonde)

A less amazing day...



Salut salut

Le dimanche, 29 novembre 2009

The rain tapping on the tent cover tells me: “Don’t get up…”. My sleeping bag tells me: “Brrr… don’t go out!” My sore throat tells me : “Hm, sleep some more…” Only my bladder is telling me “Come ON! You waiting for the tent to get wet INSIDE too?”

1. Look, rain. Oh. 2. It's pretty. From inside. 3. thinking "isn't this the life?"

We have breakfast in the camping “restaurant” and vote on packing and leaving the camping to bus back to Tangier, the intention being to -hopefully- sleep through the rain storm. The campsite of the European hippies, with their fire suffocating under the rain, is quiet and still as they’re all out sightseeing. A mental goodbye, and we cab to the bus station, shivering and wet. We wait one hour for the next bus. This calls for a hot green tea. The cashier of the casse-croûte offers me some of his royal couscous as he prepares de tea, yuuuummmmm.

Then, nature calls and comes crashing into a culture shock. I go for the first time in a Turkish toilet (or latrine?), basically a hole in the ground. Whatever, like camping. There’s no paper of course. But I'm prepared. The place is disgusting and the owner of the WC shack has the gall to make me pay 2 dirhams to piss. Well, piss… or shiss, as you prefer. Let’s just say it was about the worst possible context to make me recall my Amazonian digestive problems in Peru almost 6 years ago. It did bring me an evil sense of satisfaction to leave a terrible stench in the bloke’s “toilet”.

So now, three hours in a wet and stinky bus with my intestines upside-down and inside-out, a sore throat and wet clothes. Woohoo! And a taxi back to Tanger would cost 20 euros each. So, we save 15 euros each. Hm, don’t know if being cheap is paying off right now… First half of the trip goes well with a bunch of Morrocan boys singing tradicional songs in Arab at the back. One fellow who speaks Spanish offers that we sleep at his house, his mom doesn’t mind. We say we’ll discuss it. As I’m the only who can communicate with the dude, I’d be the one making conversation all night. And, in my shitty state (literaly), this doesn't seem like a charming perpective. In Tetouan, I run to the “toilets” again while our new friend says goodbye to his friends and buys a Tetouan-Tanger bus ticket. Ah-hah, so ya didn’t have the full ticket did yah! This brings about an argument in arbic between the driver and our friend Abdul, who doesn’t have priority. We somehow find seats for everyone and the newcomers from Tetouan. Abdul sits next to me, and here goes...

Second half of the bus ride, not so fun. First, Abdul is smothering me with “are you cold?”s and “want my coat? My glove? My scarf?”. I tell him I’m ill and must –pretend to– sleep. I lie on the window. Abdul lies on my shoulder. Hm. Yea, no. Maybe by chatting will make our intentions clearer. And it goes from small talk, to awkward, to boring, to inappropriate, to him imposing me his opinions. All the while, I’m gripping the seat in front of me to avoid shitting everywhere. At some point I flat out tell him “dude, have to shit myself. Talking does not help. I must concentrate to not unleash the fury of hell. Shut up.” K, didn’t say it exactly like that. From the corner of my eye, I see him remove his bracelet and I think “oh pah-hah-leaaasah… he’s not gonna give me…” “Here! Have my bracelet!” Nono, yesyes, no thank you, please do, no really it’s yours, if you don’t take it I throw it away! Gddmnt FINE! Man do they insist indefinitely. Deep down inside, I know were not going to his place. Nooooo way. I also know he abandoned his friends in Tetouan AND bought a bus ticket BECAUSE he thinks he’s going to host us. Fuck… this calls for a council meeting.

When we reach Tanger, I run, fesses serrées, to the latrines, and come back to realize I’ll have to break it to Abdul myself that were going to a hotel, as I speak Spanish. Great. No need to describe the conversation, the guilt trip, the feeling of liberation (as I would have rather slept anywhere even the street than that guy’s house)… We scavenge the hotels. We've learned that they don’t list the prices so they can invent a price once they've had a look at us strangers… but we finally enter in a hotel where the reception guy, who was smoking outside, isn’t fast enough to put the price list out of sight as we lean over the reception counter. Fooooled you! Room for three please: 50 dirhams each, sssir. (less than 5 euros, baha). We are all in a bit of an "acting stupid and laughing for nothing" euphoric state, because we are tired and excited about sleeping in a real, warm bed. Who cares if the whole place smells of urine! The oh-so-welcoming paperless, waterless, latrine is not to far, perfect.

One hour in a café internet, and they we search for food. As it’s still a holiday weekend for muslims, nearly everything is closed and the opened restaurants have barely a fraction of their menus available. So we buy cheap sandwiches and go back to the hotel for a “mémère” evening for the sick girls. Cip prepares us some tea as I read a bit of the Alchimist out loud to Alinna. I pack my bag and set my alarm for 6h30 AM. Cip and Alinna will be accompanying my to the port at 7hAM, where a boat will ferry me back to my home: Andalucia.

Le jour du rite

Le samedi, 28 novembre 2009

Grâce matinée, douche chaude (seulement 10 dirhams!), café autour du feu en jasant de voyages et de traverser l’Europe et l’Afrique en vélo, pendant que Jaime nous apprend ses trucs de busker avec des ballounes. J’ai appris à faire un chat en balloune (bon, avec pattes courtes et des oreilles cassées). J’ai appris qu’il y a pas d’âge pour être sur la trotte, et que je suis pas la seul qui
n’adhère pas ben ben au… « gabarit » de déroulement de vie dans lequel notre société essaie de nous faire acroire qu’on doit se mouler.


Comité d'accueil du camping de Chaouen

Aujourd’hui, c’est jour du Rite pour tout les Musulmans, c’est-à-dire party de famille lors duquel on égorge un mouton. ÇA ça déclanche le party, non? Un touriste ordinaire aurait mieux fait choisir un weekend différent pour aller au Maroc comme quasiment TOUS les restos et magasins étaient fermés. Heureusement, nous on est des touristes extra-ordinaires. Et cheaps. Donc on s’en fout! On déambule zen dans la ville, gardant quand même un œil ouvert pour de la bouffe. Premier quartier qu’on traverse est plutôt fantôme, quoiqu’on peut entendre le son de fête dans les maisons, et le filet de fumée de barbec qui émane de plusieurs cours arrières. Observation de Cip : toutes les maisons ont des barreaux aux fenêtres… problèmes de sécurité à Chefchaouen?


Plus on approche le centre, plus y a du monde, mais on trouve quand même un superbe grande place complètement vide. Avec la senteur de viande grillée qui nous suit partout, je ne peux m’empêcher de lever les bras au ciel et prier Allah « Invitez-moi dans votre partay de familllllle! Siouplaaaît! J’ai faim! ». En suivant un ruisseau de sang dans la rue et le nuage blanc de fumée, on spot quelques hommes en train de brûler des têtes de mouton dans des bacs en métal. « Et le corps? » « Ah il est à l’intérieur, il doit rester pendu pour deux jours avant de le cuire! » L’idée (je crois) est de crammer la fourrure pour qu’elle s’enlève plus facilement, tout en cuisant le reste pour en faire… chépa, de la marmelade de cerveau. Place Mohammed V, on trouve enfin un petit casse-croûte qui nous patente un sandwich au thon (auquel j’ajoute de l’avocat) et un smoothie de fruits et avocat, frais-fait devants nos yeux. Mmmmmmm.


"ay ay! Une photo de moi!" dit-il, sciant fièrement les cornes...


Place Mohammed V Jus de fruits frais et jus d'avocat

En s’enligne vers le quartier le plus cute : la Medina. Paraît-il que les murs et mêmes les rues y sont peints en un bleu ciel qui te fait sentir comme un moineau dans les nuages. Eh ouais, c’est hallucinant… petites rues labyrinthesques recouvertes de vieilles toiles, escaliers cachés en céramiques colorées, sol de galets qui forment des motifs en spiral… moi qui aime les racoins, je me lance dans un petit escalier aux carrés rouges et blancs et me retrouve… oops, dans l’entrée de quelqu’un. Deux femmes sont en train de faire griller trois brochettes de bœuf et ça – sent – bon… « Oops, excusez-nous! On croyait que c’était une rue! » « Ah mais venez venez! Faites comme chez vous! Vous voulez de la viande? » Alors Allah m’a entendu… Non merci merci! Mais oui! Meuh non, merci! Mais j’insiste! Bon d’accord. :D


Elles nous donnent une brochette chaque et nous sortent 3 chaises et une petite table. Du thé? Du pain? Et on grignote la viande coulante, le pain frais et le thé suuuucré avec des « merchi ch’est trop gentil » la bouche pleine. Les enfants nous regardent avec fascination alors qu’on converse avec les deux femmes. Elles nous expliquent que lors du jour du Rite, personne ne travaille. Tous retournent chez leurs parents pour fêter en famille. L’idée du partage est aussi importante en ce jour (d’où l’invitation improvisée, je crois). Sur ce, Cip renverse son thé sur ses jeans (comme si les enfants riaient pas déjà assez de son chapeau marocain), les dames nous offrent des fruits en desserts, et nous
suggèrent aller voire la source d’eau et la Mosquée abandonnée.


On passe tout droit devant un tas de kiosques de souvenirs pour pas revenir de notre petite excursion dans le noir. À la source d'eau, des femmes et jeunes hommes lavent des peaux de moutons. Le sentier qui mène à la Mosquée nous offre une vue de plus en plus spectaculaire à chaque pas. Arrivés en haut, y a simplement plus de mots pour décrire le paysage… voici dont un VIDEO et quelques photo:


Baaaah... Le sentier secret...

Assis sur un mur de pierre, on sent la fête dans l’air ainsi que l’odeur de BBQ jusque là D’ailleurs, on voit les innombrables lignes de fumée et en haut de la Médina c’est juste un nuage blanc tellement c’est un quartier dense en habitations. On n’entend très peu de voiture, que le bruit de gens, d’animaux, du vent, d’enfants qui crient et rient et jouent de la flûte.

C'est l'histoire de la viiiiiiiie.... amenagnawingnatitata!

Si j’avais pas été la frileuse mal préparée pour le vent de la montagne, on seraient restés jusqu’au couché du soleil. Au lieu, on s’en est allés, prenant le chemin hors piste, entre les ânes, à traverse le cimetière, un p’tit bonjour au berger de chèvres (en tentant de prendre une photo clandestines parce qu’il ressemble trop à Moïse avec son bâton…) et on retombe dans le coin de kiosque. Achats du jour : une boîte de thé vert, un demi kilo de pinottes sucrées pour partager autour du feu ce soir, et deux foulards. Je sais que j’en ai en masse, c’est des souvenirs pour… pour maman, et Julie etc… si ça vous dérange pas je vais les porter jusqu’à mon retour! :D


Kiosques de souvenirs et bouffe de la Medina au soleil couchant... ou couché.
Dans une teteria de Chefchaouen.
Vendeur d'escargots et pois chiches et ses jeunes acheteurs...

Un thé dans un coin sympa de restos et teterias, pour se réchauffer et se rebooster de sucre. Le ciel vire du rose-mauve au noir, et c'est l'heure de rentrer. Au camping, le feu est déjà prêt et la pile de bois énorme. Ça promet! On se raconte nos vies en préparant un repas communautaire dans une tajine empruntée du resto du camping. Oignons, boulettes de viande de chépaquoi, tomates, patates, carottes du jardin de Valérie, épices variés… ça va être boooonnn. Et banane délice pour dessert, pendant que Valérie nous prépare du thé super sucré. Ce soir, pas de guitares. Alors on joue à des jeux de mots et au Loup-Garou ("mais ce jeu est tor-du!" - Jonathan) en se passant le calumet de la paix, jusqu’à je ne sais quand. Y a pas d’heure en camping. On bouffe quand on a faim. On se couche quand on est fatigués. On se lève quand on l’est plus.

Dans mon cas, avec cette crisse de belle gang de citoyens du monde (et non pas habitants d’Alcala), et une première opportunité - depuis septembre - de parler en français, j’étais la dernière debout.

Chanson du jour: Au chant de l'alouette

12/02/2009

Sur les traces de l'alchimiste, enfin...

Le vendredi, 27 novembre 2009

***NB: tout texte en gras/couleur est un LIEN vers un VIDEO... les videos eux-mêmes prennent trop de place...

Woah, je me réveille rarement vite de même ! Il doit y avoir de quoi d’excitant aujourd’hui ! ben oui sti, je m’en vais au Maroc ! Je traverse vers l'Afrique! w00t!


Les bagages sont déjà prêts, rare dans mon cas. Alors avant tout: Unicaja pour échanger mon chèque de paye. Comment je me suis faite payée à l’avance vous croyez ? ‘Coute, mon boss est teeeeellement cool qu’il est venu me le porter la veille en allant faire ses amplettes. À ma porte, il dit « How many jobs do you know in which your boss drives to your house on a Thursday night to give you your pay check in person ? » Got it, I owe you, marci!


Donc, avec ben trop de cash dans mes poches et pas assez de temps (or so I thought) pour aller cacher ça chez moi, je vais attendre le bus de 9h10 devant la Parada. Direction : Algeciras. Le bus est 30 minutes en retard à Alcalá, ça me laisse le temps de lire le premier chapitre de L'Alchimiste (en español) et prend 30 minutes de retard pour se render à Algeciras. Bref, je manque le bus Algeciras-Tarifa. Le prochain ? dans 2 heures… (et j'ai Ciprian au bout de la ligne, mon ami Roumain qui m'attend avec son amie Alina à Tarifa) ...à MOINS qu’il y ait de la place sur un autre bus qui transit par-là. Les doigts croisés, j’attend 10h45 à côté du guichet comme une grosse mouche à marde, puis le gars prend le walkie-talkie, radote de quoi en andalou, et me dit qu’il y a un spot, yip !

Je ronge L'Alchimiste entre les coups d'oeils émerveillés vers le paysage: toujours les belles collines brunes-vertes de Cadiz, mais avec la mer bleu, et à l'horizon... des montagnes lointaines et très très... Africaines... Le bus s'arrête à Tarifa à peu près au même moment que mon Santiago y arrive et y rencontre le vieux Roi de Salem, qui lui dit:

"Cuando una persona desea realmente algo, el Universo entero conspira para que pueda realizar su sueño."
(
Quand on veut une chose, tout l'Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.)
Et je me rend compte que j'ai une crisse de marche uphill à faire avant de rejoindre les Roumains qui m'attendent à L'AUTRE station, in the green green grass near the Lidl supermarket... On se saute dins bras, retrouvailles sans larmes et on skipvers le port pour acheter nos billets de traversier, tout en se racontant nos vies.
Alina et le port de Tarifa. Catou et Cip, réunis enfin.

Catou et l'Afrique. Un gros paquebot et l'Afrique... ça aurait été plus cheap se cacher là-dedans non?

34 euros aller, 34 retour. Trajet 30 minutes Tarifa - Tanger. Pas si mal! Sur le pont, il y a du vent frette à écorner les boeufs et défaire les dreads, mais on peut pas s'empêcher de vouloir profiter de ce moment unique (et du soleil). En plus, ya de la ptite musique kitch qui joue dans des speakers oldschools, loin d'être assez puissants pour faire compétition au vent, mais divertissants.

Arrivés à Tanger, je suis surprise par le nombre d'hommes qui portent des Djellaba (je crois que ça s'appelle de même la grande toge au capuchon pointu) et encore bien plus par le nombre de gens qui parlent français. On m'avait bien dit que ce serait utile, mais j'avais comme oublié que le Royaume du Maroc a obtenu son indépendance de la France juste en 1950 kek. First stop: foooood. Une tajine au poulet pour moi, brochette de... viande quelleconque pour Cip et tajine au poisson pour Alina. Avec 3 thés verts avec feuilles de menthe et un kilo de sucre. Mmmmm...
Note: à partir de cet instant, j'ai dû mettre mon idée de ce qu'est l'hygiène de côté. Disons qu'ils ont pas exactement les mêmes standards là-bas, faut se dire "What doesn't kill you makes you stronger!" So hopefully it doesn't kill ya.

Puis, on se paye le taxi jusqu'à l'arrêt de bus pour acheter notre billet Tanger-CHEFCHAOUEN! ah, le bus part juste à 18h... bon on s'en va shopper alors! L'art du bargaining... c'est pas mon fort. Moi je suis plus du genre "aw tsé quoi... il a sûrement une famille à nourrir... il nous regarde probablement aller en se disant qu'il aimerait bien, lui ausis, voyager! et c'est pour ça qu'il essaie de me crosser avec son "C'est 100 dirhams! mais 90 pour toi car tu es jolie!" même si j'ai vu la même théière l'autre bord pour 50 dirhams..." Donc je l'achète! (juste pour me rendre compte à mon retour, toute excitée de me verser mon premier thé marocain maison, que la théière ben... a coule pas. Ben non, est décorative esti, y'a pas de fucking trou à l'intérieur! ...pas grave, est cute, j'ai juste à verser de côté!!)

Foulards, pipes de toutes sorts, vêtements marocains, chapeaux et sandales, théières et petits pots, la medina (le marché) est MULTI-COLORE! Mais criss qu'ils sont fatiguants les vendeurs de hash "ello my friend! you want some gud ash?". On a trouvé une méga boutique/storage/débarras de vieilleries théières, lampes, mirroirs, bols en mosaïques... le ressemblait à la caverne d'Ali Baba, remplie de vaisselles en cuivre et autres vieux métaux. Ça vallait le détour et l'interminable discours de "Allah is great, muslim religion is the best, and the governement in Iran is the greatest, and America is the killer, muslims no kill, never, because they fear Allah, etc..." ...lâche pas Cip! Nous on s'en va regarder d'autres foulards et bouffer des pinottes sucrées!



On a rencontré 4 touristes anglais qui perdus dans le marché qui devaient retourner au port pour reprendre le traversier (étrange, ils étaient dans le même bateau que nous pour venir... à quoi bon visiter l'Afrique pour 3 heures au plus??) puis on est allés se saucer les pieds dans le détroit de Gibraltar (hm plus ou moins, à Tanger c'est plus l'océan Atlantique qu'autre chose... oú est-ce que ça s'appelle encore la Méditérannée?). Brrrr frette. Ya bennnn plus de déchets que de coquillages icitte!


Time to run for the bus! Et on arrive bien à l'avance. Comme la ride se passe dans le noir, je peux pas m'empêcher de dormir. Arrivés à Chaouen, c'est dur à dire si les montagnes sont hautes comme c'est la nuit, mais me semble que ya une silhouette plutôt imposante dans le background du villâge... qui est plus une ville qu'un village au fond. Loooongue marche jusqu'au camping. Ceci mérite un souper chaud au resto du camping: Tajine à la... "viande", coucous au poulet et un autre couscous aux légumes... bien sûr avec le thé vert-menthe chaaaaaaud car il fait freeeeette... et on bouffe jusqu'à en exploser tellement c'est bon.



Au retour, je spotte un feu déjà allumé au loin. Il fait trop noir (on est trop parresseux) pour recueillir du bois, alors on s'invite: Salut! Et on se joint à "la communauté du camping de Chaouen": quelques Français (Gregori le rapper de Marseille, Johnathan, Valerie, David...), une grande blonde dreadé de Suisse nommée Deborah, un español (Jaime) qui ne parle pas français... Une belle gang quoi. Puis, le beau berger Guillaume à la barbe rousse et son chien Diablo joingnent le peloton, et on est pas loin de 10 ou 12 autour du feu à se passer la guitare et/ou la pipe gaiement et parler dans toutes les langues. Du jazz manouche au George Brassens, du Flamenco aux tunes traditionnelles Canadiennes à du bluuuues improvisé, on respire la boucane jusqu'aux ptites heures du matin.

Chiclana con't

Le samedi, kekchose novembre 2009


Hm, it’s been a while since I last wrote in English! Here goes:


*RING!* Wake up to the sound of my cell phone alarm at 10 am… turn it off. Hm shit, that wasn’t the alarm tone, that was the ring tone. Oops. If it’s important they’ll call ag- *RING!* …guh… “ ‘lo?” Ah, Helen, English woman from Alcalá wants me to help out this girl called Concha (that's right les Argentines, laugh it up!) with her English homework, as she’s heading out of town. “Um, I’m actually in Chiclana now… (con una resaca)” “Chiclana already! What an early riser!” “yeaaahhh… anywho, tell her I’ll help tomorrow.” Didn’t want to make her feel bad about waking me up!


In the kitchen, Carmen attempted to make some churro (pretty much the equivalent of a long thin deep-fried Beavertail, minus the sugar toppings) – sans trop de succès. I met her sister and we ate breakfast in front of the TV with Achilles *my canine lover* drooling allover my lap. Thought I was the smarty pants there, making my own Andalucian toast with tomato paste and olive oil (from Alcalá la Real! Sweet!), when Carmen says “uh, NOT tomato paste, this is tomato jam… as in with sugar.” Oh. Well. Interesting taste.


We went for a super long walk on the beach, during which I collected about half the seashells of the Spanish eastern coast. (Including live one which scared the crap out of me when I reached in the bag at home.) No need to go swimming when you’ve got good ol’ Achilles splashing around and shaking his wet booty at your side. Now that’s got to be some sign of affection… Warm wind, old fortress in the distance, seagulls above, waves splashing on the rocks… no one else but us on the long long romantic beach… too bad I was with Carmen and not with her boyfriend! (hehe, yea I know you’re reading this Angel! Just kidding! :P)


Nothing opens up the appetite more than… talking about food. So here we are, eating again, in a rather hip restaurant, well decorated and with a menu made out of old vinyls (why didn’t I think of that!). Small portions but sooooo good. It left room in the tummy for a chocolate ball dessert topped with prickling sparkles.


There’s only very few people nice enough to come pick me up in the armpit of Cadiz, take me out in the Chiclana bars and to the beach, and drive me back home the next day! Merci Carmen!

11/25/2009

Rockin' and Rollin' in Chiclana

Le vendredi, 20 novembre 2009

Donc comme son copain Angel est parti à Cordoba pour la fin de semaine, ssssoltero messieurs dames, Carmen m'offre de me ramasser et me sortir de l'aisselle du monde qu'est Alcalá. Bon, une aisselle c'est un peu fort, Alcalá sent normalement bon mais n'est pas l'affaire la plus intéressante pour un vendredi swère. Je saute sur l'offre: Chiclana, resto, concert (gratos) au Rekoveko et bref soirée entre filles avec elle son amie Charlotte.

De plus Charlotte est FRANÇAISE! Eille me crérais-tu si j'te disais que j'avais de la misère à m'exprimer en français avec elle? Pas à cause de l'écart culturel de l'accent canadien vs français, parler sans accent et sans jargon d'Prescott Russel c'est une habitude instinctive que je ne perdrai jamais après mes séjours belges et français. J'avais juste de la misère à construire des phrases complètes Nooooon!

Puis, je rencontre l'amour de ma vie: Achilles. Un labrador blond court sur pattes qui déborde d'énergie! Après tous les "chiens-rats", méfiants et pouilleux que je vois tous les jours à Alcalá, c'était le coup de foudre. Il manque de manières un brin quand il joue un peu violemment, et quand il te saute dessus, pattes premières dans l'ventre, mais il ferait un bon chien de cirque à voir la hauteur de ses sauts. Le truc c'est l'ignorer. Facile à dire, mais avec une binette adorable de même...

Turns out que groupe de musique au Rekoveko, c'est un AC/DC Tribute Band! Je suis pas une die-hard fan de AC/DC mais tu me donnes 4 grands bonhommes aux cheveux longs qui se donnent corps et âme sua la scène (et même sur la bar! watch ton drink!) I'm entertained. Je suis peut-être pas guitariste mais j'ai assez l'oreille musicale pour dire qu'ils étaient bon en criss. En plus je suis dans un phase rock, faute d'avoir regardé The Pick of Destiny...

On a fait un tour au bar -vide- d'à côté (La Bruja), pour retourner au bar précédent après. Carmen et moi on a voulu trouver une discoteca intéressante et on a fini à un bar énorme et écoeurant (dans tous les sens du mot). Bonne musique, danseur sexy en pantalons d'armée sur la scène (on s'efforce pour pas rire du déhanchement et frottage ridicule!) et bennnn de la fumée. Sur le dance floor, c'était un genre de "sausage fest" parce qu'à une certaine heure, le ratio gars:fille est entre ma faveur! ...enfin, ça dépend du point de vue! Moi j'adore pas me faire cruiser par des saoulons, mais si je cherchais à scorer, ça serait ma chance!

On est rentrées, bien puantes et fatiguées, pour être acueillies par l'éruption de joie ambulante qu'est Achilles. Si c'était pas du fait qu'il arrête pas de grouiller deux secondes j'aurais voulu qu'il dorme avec moi sur le fouton!

Song of the Day: A Whole Lot Of Rosie - AC/DC

11/19/2009

Pendaison de Crémaillère à la Andalou!

Le vendredi, 13 novembre 2009...

Une pendaison de crémaillère un vendredi 13, c’est tu une mauvaise idée tu penses? En tk, pour moi c’était mon jour de chance : congé! Gracieuseté de mon boss qui était au El Luca la veille... faut juste attedre après la 2e bière pour demander une journée off! :P

Victor et Julio m’ont invitée à aller à Jerez avec eux pour luncher, donc j’me suis dit j’ai le temps en masse de faire le extreme makover de la maison en revenant (out by noon, back by 16h-17h?). Je vais jogger, nettoye un peu sans presse, et Victor arrive chez nous pour installer le système de son… Il me sort deux hauts-parleurs de son trunk mes amis, 3 pieds de hauts. « euh… monte ça en haut, on verra ce qu’on fait avec plus tard!» Note : je ne connais pas mes voisins. Mais avec des speakers de même, je vais les connaître avant la fin de la soirée! La police itoo tant qu’à y être.

Donc Jerez! Bière et tapas dans un pub, puis dans un autre pub, puis café dans un autre… les espagnols aiment pas rester à la même place trop longtemps! tsé, faut que le lunch break soit un bon 2 heures pour y aller un tapa à la fois… On trouve une pharmacie 24/24 (car la raison principale de la visite est pour ramasser une prescription). « Le gars qui livre les médicaments vient juste à 19h30, repassez plus tard.» Euh, donc on va rentrer à Alcala à quoi… 20h30? Ohhhhhhh boy...

On a déambulé tout l’après-midi dans Jerez, superbe journée ensoleilléee et je me suis rendue compte que je comprend maintenant plus que la moitié de la conversation quand j’écoute Victor et Julio parler Espagnol... ou Castellan... bon, vraiment, Andaluz. (prononcé "andalOU andalOU.") On est partis dès qu’il a eu sa maudite prescription en pensant : faut ramasser l’autre partie du système de son chez Julio, les CDs, la glace, l'extansion… et mon mobile sonne : Jan est déjà chez nous avec 6 chaises d’extra (à ma demande) pour mettre sur la terrasse sauf que… 1) le vent frisquet s’est crissement levé, et 2) on arrive pas à faire monter les putain de chaises par l’escalier colimasson!
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Bon, enlever les pattes d’un lit pour le mettre contre le mur, l’autre lit envoye dehors sur la terrasse pour avoir une dance floor en haut, lumières de noël dans les marches et le plancher de danse, installer le système de son, une note pour la porte («Knock hard!») une pour la toilette («Press button and hold forever. Really») et une pour les escaliers («Watch out! Cuidado!»), cacher la table du salon dans ma chambre, libérer celle de la cuisine pour bouffe booze etc, ooh glace dans bain, plantes dans cuisine, mope pas trop loin, guitares… bah elles peuvent rester là, peut-être que quelqu’un va en jouer! Le tout en une demie-heure, so much pour prendre une douche avant que la visite arrive!

Smokers! Out! There's even a bed for ya there... "but it's cooold!" eille... trouve-toi un paire de couille un peu... ou une vulve, c'est comme tu préfères...
Et quand la visite arrive, elle arrive. Toute en même temps! Ben vite la table à bouffe et booze débordait, et la maison aussi. J’étais pas la seule surprise par combien de monde je connais après à peine 1 mois et demie! Y’avait facilement une trentaine de bonne gens dans mon p’tit patelin, en grande majorité des Espagnols! Envoye les fumeurs sua terrasse, les placotteux en haut, les danseurs au milieu! Ben oui toi, même pas eu besoin du système de son, la musique ayant commencé dans le salon, c’est en bas que ça s’est dandiné au son de la musique english, española, française et même un peu de Cana'ien frança! La Bottine Souriante a fait fureur et ça m’a rappelé de sortir le sirop d’érable pour ceux qui voulaient goûter. Quand le répertoire de musique de mon laptop a commencé à ennuyer le peuple, on a vidé un ou deux tiroirs pour avec des drums afin de lancer un Spanish folk and flamenco jam. (le vidéo est un peu sombre, désolée, y'en qui préfèrent danser dans le noir total pour pas qu'on voit qu'ils savent pas danser...)

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Let's see... izquierda a derecha: Fernanda (Miriam derrière), Victor, Carmen, Angel, (à la demande de quelqu'un *ahemhem victor*, la photo a été effacée), German, Maria(?), Pilar, moi, Gema, et ... et Israel au fond.

Quand j’ai spotté Angel en train de converser par la fenêtre avec un passant dans la rue (Buenassssosti... c'est la madame d'à côté... et elle a pas l’aire trop de bonne humeur!) on a baissé un peu la musique. Pas assez ça l'air. Tout allait bien, puis, vendredi 13 est passé pour briser la toilette, couper l’électricité, et envoyer la popo à ma porte. Quasi tout le monde était déjà dehors manteau sul dos, prêt à aller au Campanero due à la pénurie de Coca-Cola et parce qu'on peut être aussi bruyant qu’on veut. Et moi je sors avec un gros sourire et un « hola que taaaal! » à la guardia civil qui me flash sa lampe de poche dins yeux et demande de voire mon passeport. Pendant ce temps tous les hommes se garochent pour me rassurer avec leurs «Ah je le connais le policier! Quiète toi pas c’est un bon ami à moi…». Et la vieille chipie le nez dans sa fenêtre qui attend de me voir recevoir une amende… Fernanda lui envoie un genre «Come ON… » Pas d’amende? All right! Campanero it is!

Bon le reste est pas très excitent (et un peu flou), ça mérite à peine un résumé: on se fait sortir du campanero à la fermeture pour aller continuer à fêter Jesus aux lunettes, on ecoute de la zizique, je m'endors sur l'épaule de Fernanda et je rentre au levé du soleil...

Et au petit matin (13h), je sors de ma chambre pour trouver un plancher NOIR! Signe d'un bon party. Je deambule, café en main, ramassant une bouteille à la fois... ooh! olives! ...puis une autre bouteille... ooh! chips! ouin, ça va être un long ménage.

Photos à venir. C'est a dire quand je récupère ma caméra que j'ai oubliée dans un char ce soir là.

Chanson du jour, ou devrais-je dire, de la nuit: I Belong To You - Muse