11/19/2009

L'Albaicin, beau en câline!

cette rime d'une qualité discutable vous est présentée pas: Cruzcampo, tómate la vida con Cruzcampo!

Le dimanche, 8 novembre 2009

On déjeune en partageant des histoires de la veille, puis on s’en va toutes ensemble à la fameuse exposition augustine commémorative à la Iglesia del Corpus Christi, la raison principale de ce voyage à Granada. *cough cough* Le guide parlait bien vite, et comme je ne travaille pas dans la restauration d’art, j’étais clairement moins fascinée que les autres. Intéressant pareil.

Quelle gueule de bois agréable à se promener dans l’Albaicin sous le soleil frisquet de l’automne espagnol… C’est joli Grenade, c’est jeune et vivant, ça grouille d'artistes et d’activiste, y’a des nomades qui vendent des bijoux sur les coins de
Pff… this is baaaad… je suis en train de tomber (une fois de pl rues… ça et là on trouve un cadre de porte en céramique ou un superbe arc sculpté en motifs arabes, et on entend presque une flûte nous jouer une mélodie musulmane mystique et on s’imagine que Sherazade va se pointer sur le balcon du coin… mais à chaque tournant des graffitis artistiques et engagés nous recramponnent les pieds sur terre et nous rappelle qu’on est en 2009. Plein de beaux hippies mal rasés en chemises rayées qui jouent des drums pour gagner des pinottes… eille Julie, ça te dirais pas qu’on fasse ça un été? Je promets d’apprendre à jouer du jembe! On pourrait vivre dans un squat de l’Albaycin ou une grotte du Sacramonte!


Du Mirador San Nicolas (point de vue qui donne sur La Alhambra et Granada au complet), on se sent à la fois très grand, et très petit. Et très affamés. Alors on redescend vers le centre, dernier gavage de tapas avant de retourner au bus : paella, champignons y jamon, salade de patate à la sauce aioli, plateau de fromages et viandes et croquetas et tortilla et je baaaaaave à y repenser… mais merde que c’était salé et gras! Je comprend pas que le peuple engraisse pas à vue d’œil ici.




Derniers achats : un foulard vert (ben oui, un autre foulard), une carte postale pour gen et du thé pakistanais. J’ai dormi presque toute la ride de bus sur les bancs du fond. J’ai eu ma dose d’espagnol pour un boute… À Alcalá, chacune avait un bel homme qui l’attendait avec une voiture. Hmpf... Au moins j’ai bummé la ride de la famille d’Ofelia jusqu’à Plaza Alta!

Zzzzzzzzzz...

Tune du jour: (pour Carmen) Je ne regrette rien - Edith Piaf

11/12/2009

What a day. And... what a night!!

Le samedi, 7 novembre 2009

Nuit de cul avec un méchant reflux d’acide qui m’a gardée réveillée jusqu’à 5 ou 6h du mat. Fun.

Pas laid comme vue de balcon!

Comme on s’est engagées à avoir bouffé et être prêtes à tourismer dès 10h, je mets mon alarme à 9h30. Comme mes colocs se mettent à placoter dès 8h30, fuck it, j’me lève en grogant. Déjeuner de l’hôtel = café, jus, et énorme pain semi-toasté avec de la confiture. Je suis pas une grande fan du pain avec pâte de tomate et huile d’olive, qui est ben populaire ici, concept intéressant mais un peu amer pour lematin,j’préfère le sucré… Bien gonflées de pain, et emitoufflées dans nos manteaux d’hiver (Hof! Que frio!), on part vers le centre, direction : la Cathédrale. Mais en chemin, arrêt à l’hôpital San Juan de Dios. L’intérieur mystique est en pleine restauration ce qui rend les balcons et le patio encore plus obscure, mais on voit clairement des fresques et des œuvres de 16e siècle peintes direct sur le mur et les céramiques bleues et vertes, typique de Grenade.

La Cathédrale de Grenade est monstrueusement grosse en plein milieu d’une ville pas tellement construite en hauteur, mais sans pour autant être intimidante. C’est la première fois que je vois des graffitis anciens conservés sur une Cathédrale… On évite les gitanes qui tentent de nous faire prendre un bouquet de lavande, nous faire une p’tite prière et prédire notre avenir (qui est curieusement identique pour tousetchacun) pour quelques piastre… ou si t’es Angel, pour 10 euros (sorry, I had to say it!). Visite de la Cathédrale, puis, inévitablement, mesdames veulent magasiner pour des souvenirs pour toute la sainte famille. C’est plutôt pratique, y’a un quartier de ruelles labyrinthesques bourrées de boutiques touristiques, et pas trop loin des grandes rues de magasins.

Une des boutiques vend des miniatures de… de TOUT! Si tu pensais que ta crèche de Nowel était élaborée, t’as rien vu!! Ici, tu construits un fucking village dont les composantes s’accumulent d’année en année, détail après détail… eille, tu peux acheter les légumes et jambons et les ptits desserts sur les ptites assiettes individuellement, des mini meubles et personnages… fascinant:


1. Ben oui on en a des légumes! 2. et des desserts... 3. Je les trouvais ben cutes les ptits mages!

On visite vite faite un édifice à l’architecture arabe, Corral de Cabrón... euh, Carbón. (cour du carbon et non pas cour de l'enfoiré). Hem hem... 14e siècle, avec un patio et un vieux puit en plein milieu, propice aux photos de blanche neige « I'm wishiiiiing! » On se re-rassemble pour aller BOUFFER! Plus de tapas? Bring it on, je me tanne pas. Haha, tanne-pas, tapas… *soupir...* Rien ne bat les blagues de tapas de Ginette... On réussi 1) à toutes ce retrouver au pied du quartier de l’Albaicín et 2) à toutes fitter dans le même bar à tapas. Pour mettre la cerise sur le sundae, ou la moule sua paella, un groupe de 15 hommes entrent juste après nous! Bachelor party? Y’a pas de place près de nous, mais c’est drôle l’une ou l’autre de notregang se trouve toujours debout entre notre coin et le leur, et chacune se garoche pour avoir son tour à jouer la serveuse :


Ici, Dominga joue fièrement la camarera (serveuse), tout en se faisant cruiser par un mâle. « Dominga! Un golpeo de pelo! »

Avec chaque drink s’enchaîne un tapa, qui consistent ici en petits sandwichs à… n’importe quoi vraiment: jamón y queso, atún y tomate, tortilla de patata… eille faut le faire pareille, crisser une omelette d’œufs et patates entre deux tranches de pain dense, et faire frire ça su’es deux bords… y’a qu’un seul groupe alimentaire ici : les carbs. Frits la plupart du temps.

Lourdes à point, c’est l’heure de monter jusqu’à La Alhambra. À pied. "Hof, hof… Que alto!" Dernier palais musulman (pff, grandeur d’un village au complet) construit par les Maures de 14e siècle et a été reconquis en 1492 par Ferdinand pis Isabella les cathos. Tout aussi impressionnant que la dernière fois que je suis venue, même si cette fois on ne voit que l’extérieur. Dans le Palacio de Carlos V, on se croirait au milieu d'une arène de gladiateurs sans spectateurs. Il y a deux musées et une expo. L’exposition de Washington Irving est…ben, ordinaire. Le gars, écrivain romantique américain a vécu dans le palais une copple de mois en 1820 kek, où il a écrit des contes fantastiques, donc le plus intéressant est clairement d’en lire des extraits, et il y en a très peu dans l’expo. Musée de La Alhambra, fermé. Musée d’Arts, je suis pas foutue de trouver l’entrée donc je m’écrase dehors dans le soleil couchant. (ce qui veut dire qu’on est en train de manquer l’atardecer qu’on voulait voir du point de vue de l’Albaycin… oh well, demain 7h du mat on ira voir l’amanecer! Right.

1. Ofelia cruise un busker. 2. Catou = Toooooooouriste! 3. Todas!


Plus de shopping dans les boutiques souvenirs en redescendant de La Alhambra, et le groupe split. Fernanda, Isabel, Ofelia, Carmen, Olga et moi on se retrouve dans les ruelles touristiques près de Plaza Nueva, à la recherche d’une Teteria. Après avoir perdu Fernanda quelques fois (ce qui est assez dur à faire considérant qu’elle porte un gros manteau mauve) on s’installe au fond d’une Teteria qui semblable à ce que le salon de Prof. Trelawny devrait avoir l’air. Thé Pakistani (con leche) = yum! Dur à verser avec la p’tite théière trop pleine au gollete déformé mais ça en vaut la peine. On a du fun à analyser le contenu du thé, puis les sessions de photos commencent… premièrement avec le shisha un mètre de haut de la table libre à côté, puis avec les chandelles... on s’amuse à faire des composition religieuse genre la vierge et l’enfant avec nos foulards et les visages sérieux, ou encore l’Adoration du diable… ça en prend pas gros! Juste des chandelles!



Photo Shoot in the Tea Shop

Back at Los Jeronimos, c’est le grand débat qui veut faire quoi. Avant qu’on arrive au verdict, une première délégation est déjà partie destination discotheca. Le reste décide qu’un botellon de chambre d’Hôtel et pas fou, donc Fernanda et moi on sort du cash du bote (fond commun) pour un bon whisky à 9 euros, coca, cups en platiques et, le luxe, de la glace. On donne un neuva look à Isabelle en prenant un verre, et une deuxième délégation (dont moi) s’enligne vers le Neptuno pour rejoindre la première dans la Sala Latina! Y’avait aussi une salle rock bourrée de touristes anglais et américains, et une salle techno…


Vide, pas vide, j’y vais. Oh là là, c’est vieilles-là savent fêter, mes amis! Du concours de limbo que Fina a gagné à quatre pattes (littéralement), à la démonstration de rhumba d’Ofelia qui a fini en dégât de Bailey’s sur mes pantalons, aux coups de fesses de Natalia à la p’tite asiatique outrée derrière, au stripping de la pelure du dessous (explication à suivre), on a eu un fun fou et le bar s’est rempli autour de nous sans qu’on s’en rende compte.

Je disais donc, pelure du dessous: en effet, je sais pas si ça manque d’imagination ici ou quoi, mais y’étaient au moins 8 à porter la même combinaison bottines, leggins et col roulée foncé et par-dessus, un gilet semi-robe semi-chandail. Wtf? Puis là ça se plaignait « Que calor! » Ben kin, pas besoin d’être à ménopause pour crever dans des conditions de même! Tout à coup elles étaient jalouses de mon p’tit décolleté pour d’autre raisons que mes… pommettes. Mais on a réussi à en libérer une ou deux de leur col roullé au gollete trop chaud sans trop trop étirer le tissu!


The Leggins Ladies

Avant que la troupe crève de fatigue, ou que « la china » étripe Natalia, on part, certaines à l’hôtel, d’autres pour rejoindre les miss de la délégation numéro 3 à un bar qui s’appelle… Enero Rojo? À voir leurs faces, c’est clair qu’elles ont rigolé en esti elles aussi. Olga en a même mouillé ses bobettes… partiellement disons. Et c’est pas la fin! Après une courte visite à un autre bar bien enfumé, on rentre à pied, ou dans mon cas, à carrosse d’épicerie dirigé par Fernanda. Ah les folleries que cette femme-là peut dire et faire… des faux pets (sonorité fournie par les talents d’Olga) quand on approche d’autres passants, des grosses hugs à des étrangers, on a même eu droit à un concert avec un beau noir souriant… « One love! Let’s get together and feel all right! » en unisson. Que gracioso! Sans oublier la course de paniers à épicerie...


Fina wins! Pants down, bottoms up!
De retour à l’Hôtel, on découvre tu pas qu’il y a une discoteca vraiment génial, le Vogue, dans la rue juste derrière! Ah ben là, 4h am ou pas, faut y faire un tour! Plein, mais plein à craquer! On peut à peine bouger, encore moins respirer cet air dégeu, mais la musique est bonne. On a spotté un des 15 gars du bar à tapas de l’après-midi, et Fernanda s’est fait cruiser par un type diz ans plus jeune qu’elle. C’était le cue pour se coucher, c’est-à-dire, entrer bruyamment dans la chambre 407 pour conter notre soirée aux filles déjà couchée. Récitée par une Fernanda saoule qui saute de lit en lit, même une homélie peut être entertaining.



Smelly, smokey, crowded Vogue.


Eille… j’écris tu trop de détails moi là? Tend minute… ah ben barnak, deux pages et demie une journée, faut l’faire hein? Pour compenser, j’écrirai peu (à peu près pas) pour le dimanche.

Song of the day... or night: Loca Perdida

11/11/2009

Que se pare Granada! Que tiembla Granada!

Le vendredi 6 novembre 2009

Oh boy oh boy, pas envie travailler aujourd’hui, surtout pas du copiage et collage d’images de google, non monsieur ! La seule chose à laquelle je pense c’est « Je m’en vais à Granada asoir ! » Eh ouais, Carmen m’a invité à la joindre à Granada avec ses collègues de travail, ou plutôt, ses étudiantes (apprenties restauratrices d’œuvres anciennes) une gang de femmes d’un âge… plus mûre, mettons. Comme Jose part tôt, j’en profite pour investiguer facebook et tenter de savoir comment s’est passée la journée d’action À BAS LES FRAIS, sans trop de succès.

Et je pars tôt. Miracle, j’ai été assez efficace pour faire mon sac la veille, donc pour tuer le temps entre le travail et la ride de bus, je lunch tapas style avec Carmen et Angel au Campanero : albondigons et patates frites, kek genre d’omelette aux feuilles d’une plante qui me rappelle les pissenlits (actually vraiment bon!). Pas ben des légumes dans les restos/tapas espagnols ! Les spécialités tournent autour de la viande, avec comme superstar le jamón serrano (jambon séché à l’air des montagnes), et ben de la friture, le tout couvert d’une ration déraisonnable de salsa (sauce) trop salée. Et j'aime ça.

J’ai déjà rencontré les femmes du voyage deux jours plus tôt quand j’ai visité leur atelier, mais évidemment, à part Carmen et Fernanda, j’ai oublié tous les noms. Et, dans le contexte du boulot, elles me paraissaient plutôt... sérieuses. Alors je savais pas trop à quoi m’attendre. Déjà dans le temps de mettre les valises de mesdames dans le trunk du bus, j’avais entendu une dizaine de « ¡Hof ! ¡Que frío! » et me suis dit merde ça va tu chiâler de même tout le long? Au fond c'est relatif, selon moi tous sont des moumounes ici quand ça vient au froid... D’ailleurs j’ai entendu cette exclamation (que frio!) une centaine de fois ce weekend certain.

Puis, ça monte dans le mini-bus (ooh, cute conducteurrr! Malgré les cheveux à la pokemon…), ça s’installe et, seigneur-marie-joseph pis l’p’tit jésus dans crèche, ça se met à parler… non, cacasser, placoter, crier, mais genre en une discussion commune, incluant celle derrière de conducteur et la celle du dernier banc. Pis des éclats de rires.. tsé quand t’es pas sur si c’est un rire ou un cri de mort? Rapidement, je commence à connaître les noms et je réussis à m’inclure dans la discussion et les faire parler lentement avec la merveilleuse technique des palabrotas. Eh oui, c’est le mot magique! Tout ce qu’il faut c’est demander qu’on m’enseigne des méchants mots et les voilà parties pour une heure. Ma liste est rendue longue! Disons qu’après la ride de 4h assise sur un siège de bus, j’aurais pu dire « j’ai mal au vagin » de 20 différentes façons en espagnol. Pas d’farce!

Voyons voir... Maria, moi, Fina, Ofelia, Marilo, Olga, Marisanto, Fernanda, Isabel, Natalia...

Arrivée à l’Hôtel Los Jeronimos, on s’installe confortablement dans 4 chambres différentes. Évidemment, moi j’ai le p’tit lit mou avec des ressorts qui te pokent la colonne, ajouté dans une petite chambre à deux lits simples. Numero de chambre: 405. Compagnes de chambre: Carmen et Ofelia. Vue du balcon : une jolie place pleine d’arbres et un grand Monasterio de San Jerónimo. Ça compense pour le lit. On se prépare à sortir bouffer des tapas, ou plutôt « tapear », verbe accepté dans le dictionnaire (NB: y’a un mot pour TOUT en espagnol). Vous voyez, à Granada, une bière va te coûter 2 euros au lieu de 1, mais t’as des tapas qui viennent automatiquement avec. Tout ce qu’il faut faire, c’est continuer d’bwère! Dans un coin unversitaire près du Parque de la Fuente Nueva si jme trompe pas, on se trouve une terrasse de bar à tapas sympa, et un snack gras attend pas l’autre : croquetas, hors d’œuvres d’anchois et tapenade sur pain, cuisses de poulet coulantes d’huile (j’en ai la preuve sur mes jeans)… j’oublie, mais toute était délicieusement cochon. On change de bar, question de se promener un peu et manger plus, et on rentre cette fois à l’intérieur afin de bien empester la fumée de cigarette.

Longue marche pour se rendre au Neptuno, méga centre commercial qui cache quatre grandes discothèques sous le même toit. Bon, passé 23h faut payer 10 euros. Ça vaut pas la peine de payer car personne a l’intention de veiller tard, alors on fait demi tour. Comme mesdames ont travaillé plus fort que moi aujourd’hui, elles sont aussi plus fatiguées. Mais Carmen, Gloria et sa mère Pepi, et moi, avons bien l’intention de se promener encore un peu.




Moi EXCITED! -- The Ladies!


Isabelle, une copine de Carmen qui vit à Granada, s’est jointe à nous pour la soirée et nous amène à un bar : InfraRojo. Ambiance un peu ecclectique à mon goût malgré que personne ne danse. Ça semble plus comme un emplacement idéal pour picker up en bon français… heureusement, c’est pas dans mes plans car, étant hétéro, je suis en minorité. De plus, Pepi et Jr. sont clairement pas de mon avis, alors on abandonne Isabelle (qui était vraiment venue là pour rejoindre ses chums, merci beaucoup) et on se retrouve dans un pub bien enfumé à jaser autour d’un gros baril.

Là, je dois dire que j’aurais mieux investi mon temps en dormant, parce que la conversation a tournée autour de leur boulot, ou plutôt du monde qui y travaille, pendant une bonne heure. D’accord, si ça avait été des copines de longue date je serais intervenue « Oi! C’est déjà un challenge décoder l’Andalou, quand vous potinez sur des dames que je connais pas c’est pas cool! », mais j’osais pas faire dévier la convo. Carmen, n’étant non plus pas trop fille à potin, se sentait un peu mal pour la fin de soirée poche. On s’est promises de se reprendre le lendemain soir. Que se pare Granada! Que tiembla Granada!

11/09/2009

Partie 2 – Happy Halloween!

Le vendredi, 31 octobre 2009

Avec les multiples alternances de température de la journée, allant de 35°C au soleil à l’ombre climatisé d’un bus, j’avais une bonne couche de sueur accumulée. J’ai dompé mon sac par terre, sauté dans douche, et enfilé mon supercostume :
- des superbottes rouges (gracieuseté du vieux linge de Carmen)
- des superbas rouges aux genoux (2 euros)
- des superleggins bleu royal (marché au puces de Paris)
- des superbobettes rouges de gars (1 euro bazar chinois d’Alcalá)
- une superceinture en carton et tape jaune
- un supergilet bleu (rescapé du vieux linge que Andy a abandonnée à Paris)
- une supercape rouge (œuvre ingénieuse patentée par Jenny à partir d’une vieille paire de pantalons rouges)
- des superlunettes de Clark Kent avec un côté manquant que j’ai remplacé par un crayon (ramassé sul bord du chemin).
Sans bien sûr oublier le super « S » que Jenny m’a gossé sans même que je lui demande… c’est comme avoir une maman ici! Sauf que sa job c’est coudre.

Me rendre chez Jenny et Gabriel était la plus longue marche de ma vie. Ô le sentiment d'avoir l'air ridicule! J’ai presque couru, et j’aurais bien volé si j’avais pu, atterrir direct dans le party sur le toit-terrasse! Au lieu j’ai eu droit au sifflage des passants et à la trame sonore de Superman chanté par un drogué sur le parvis de l’église de Plaza Alta.

J’avais réalisé combien l’Halloween était quelque chose de nouveau en Espagne,
surtout dans un petit village. Ça fait à peine 5 ou 6 que ça se fête ici,
et comme ils ont un évènement costumé qui s’appelle le Carnaval en hiver,
l’Halloween est encore strictement des costumes apeurants, sorcières, vampires
et squelettes. Y’avait que moi et un pote de Gabriel hm… Phil? British en
tk, déguisé en Scooby-Doo qui étaient pas morts.

Comme les De Kadt (les trois ti-gars inclus, mais plus particulièrement Gab) sont les expats d’Alcalá les plus rapprochés des Espagnols et leur culture, aux niveaux langue et amis, je savais que cette soirée apporterait un mélange social intéressant. Et ce fut effectivement un joyeux mezcla (eille gen! « Mezcla! »).

Il y avait quasiment tous les brits Alacaláinos et quelques autres connaissances anglos des hôtes, ainsi qu’une méchante gang d’espagnols : ceux que j’appelle la troupe du El Luca (Fernanda, Victor, Curro…), du monde que j’avais rencontré à la marche du Pavo Troton, d’autres dont j’avais entendu parler souvent (un Guillermo qui donne des cours d’anglais en privé, et sa gang d’amis), j’ai enfin rencontré Nazaret et Jesus, un couple a qui Jenny voulait me présenter depuis ya de ça longtemps… Tous étaient bel et bien morts, mascara beurré sous les yeux, sang au coin de la bouche et fond blanc qui croûte avec la sueur. Bien vite, le flux de Cruzcampo a dissout les inhibitions de ceux qui ont normalement les babines jammées (ou un pickle dans le Q) quand ça vient à parler « l’autre langue ».


Andy and Jan / Nazaret and Marie-Lo / Me, Miriam and
Claire

Jenny (squelette) et Gab (mad scientist) y sont allés vraiment fort pour ce party : bouffe et alcool, décorations et espace de danse… crime, tout un étage de leur superbe maison (faite en hauteur) a été vidé de ses meubles pour en faire un plancher de danse! Sauf pour la table de DJ de ScoobyDoo, qui a nous a entertainé jusqu’à 4h du mat. Sans exagération, il y a bien eu un moment où on devait être 15 à danser sur "Without Love". Comme il a bien fallu faire sortir le monde (et coucher les ptits) à un moment donnée, les supertroopers sont descendus downtown Alcalà, au Campanero, où il y avait un grand party d’Halloween. Malheureusement, les lumières se sont allumées dans la minute où on est arrivés, signal que le fête est finie. Dommage, mais ont pouvais pas dire qu’on avait pas eu du fun.

Graham, Jenny and Miriam shakin' their booties
Ça met la barre haute pour ma (semblant de) pendaison de crémaillère de vendredi! Chose certaine, mon house warming sera à la manière de quelqu’un qui a un budget étudiante, c’est-à-dire, BYOB ou… TTPC (Trae tu propria cerveza… ??). On va voire combien de monde je peux fitter dans mon petit chez moi… c’est j’ai pu en rentrer 30 kek à l’appart d’Ottawa, j’ai pas de doutes que j’ai de la place pour le peu de monde que je connais ici! Quoique… je commence à en connaître pas mal!

11/03/2009

Partie 1 – Sevilla Le Sauna

Le samedi, 31 octobre 2009

Sans carte de la ville, j’ai été complètement désorientée toute la journée, ce qui est pas ben ben mon genre quand je visite… mais ! Pour compenser, j’étais avec du monde très connaissants, particulièrement Santí, qui étudie en tourisme !


Premier stop important : Plaza de España, construite pour l’expo de… 1922? 500 ans après la découverte des Amériques par Cristobál Colon. Les détails dans ce bâtiment là mes amis! Ha-llu-ci-nant! La céramique de bleu et vert et jaune et rose… les couleurs rendent cette merveille incomparable aux autres monuments historiques que j’ai vus en Europe. 50 kek bancs en céramique (un pour chaque province) collés au bâtiment en demi-cercle sont des œuvres d’art … et des fourneaux. Il faisait déjà 35°C, et rester stable pour une photo avec un banc était tout un challenge. "envoye! Prend la crisse de photo avant que j'fonde!" dis-je, la goutte au nez. Et non, même à Sevilla, c’est pas normal 35°C le 31 octobre. Mettons que j’ai enfoncé mes bras jusqu’aux épaules dans chaque fontaine que j’ai pu trouver ce jour-là, et avec mon backpack, j’avais une grosse patch trempe dégeu sur mon dos toute la journée…

On a visité une ancienne fabrique de tabac grandiose: le bâtiment est tellement beau qu’aujourd’hui c’est une Université. Il faisait tellement chaud qu’on a du prendre une pause énergie pour se réhydrater. Bon ok, la bière ça hydrate pas fort mais… la paella redonne des forces! Lars et moi avons visité la Catedral de Sevilla et sa tour (la Giralda) car les autres l’avaient déjà vue. Selon Santí, c’est le 3e plus grand bâtiment au monde, et à l’époque de sa construction, les espagnols auraient dit «On veut que ce soit si grand et impressionnant que les enfants de nos enfants vont penser qu’on était fous». Effectivement. La réalité est qu’ils avaient bennnn du cash, car Sevilla était le centre de commerce de l’Espagne, oú tout l’or et les autres richesse des Amériques entraient dans le pays. De plus, ça l’air que quand la construction était terminée et que la Reine Isabelle la Catholique a été invitée à être la première à monter la tour pour voir la vue de Sevilla, elle aurait dit «euh… 35 étages d’escaliers? Neon.» et ça a pris un autre 2 ans pour transformer les marches en une rampe adaptée aux chevaux.

Les colonnes dans cette cathédrale sont plus large que les arbres de Colombie-Britanique et le plafond donne le vertige tellement il est haut. Comme il ne restait qu’une heure avant que la place ferme, on a vite pris en photo le tombeau de Christophe Colomb, Jésus sur sa croix (j’ai pas catché pourquoi cette statue là est particulièrement reconnue…) et l’autel (holy details!) et on s’est mis à monter, en prenant une pause à chaque fenêtre pour voir la vue et reprendre notre souffle. Je blâme pas Isabelle la Catho!


En sortant, il était déjà l’heure pour Israel et moi d’aller prendre le bus pour rentrer à Alcalá. J’avoue sans honte que pour me sauver de plus de jasette en espagnol (j’en avais eu ma dose pour une boutte) je prévoyais faire semblant de dormir avec ma musique. Et j’ai dormi.

11/02/2009

Bureaucratie & Séville de nuit

Le vendredi, 30 octobre 2009


Thanks to Bob and Claire’s offer to drive me to Cadiz, I FINALLY got my provisional NIE (numero de indentificación extranjero) so I can open a bank account, get books at the library and, heck, be a legal resident of Spain! So first we went to the Comisaria (police office) which has an Oficina de Extranjeros inside. I wait in “line”. Lesson 1: here, people don’t make a line, they just wait around in a bunch, and when someone new shows up, he/she asks “¿Quién est el último?” (who’s the last one) to know who he/she’s after. My turn comes: “Ah, you must got the OTHER oficina de extranjeros to collect your documents, and then come back here. It’s just a 10 minute walk from here!” Great.


So by the time I find the place, I’ve asked directions to 10 people and it’s taken 30 minutes. There, I wait in “line” again. “Here are you documents. You must get your picture taken and go to a bank to pay this fee.” “…any bank?” “yup.” Lesson 2: in Spain, government offices don’t handle any type of money transactions, that’s all done through the banks, who get a little percentage! But how hard would it be to install a photobooth and coin photocopy machine in the Ceomisaria... really... So I go to a bank, pay the 16.30 euros, go get my picture taken in a photobooth near the Comisaria, and go back to wait in “line”. “Perfect, now you must go in any bank to pay THIS fee of 15 euros for the NIE card, and make a photocopy of this document in a papeleria, and come back”. “… you’re kidding right?”


Bank, papeleria, back at the Comisaria, no line-up (w00t!), and guess who must come back to Cadiz in a month to collect the NIE card? That would be me. Quick stop at a huge supermarcket, Wal-Mart style, where I found long red socks for my Halloween costume and a bunch of food items I’ll never find in Alcalá: pesto, pizza doughs, asian eggnoodles, Caesar dressing, coconut milk, mushroom soup... very expensive grocery list as most of this stuff is not from Spain, but hey. My treat!


Back in Alcalá, I pack my bag to go out to SEVILLA!! Rendez-vous at La Parada with Paqui who gives me a ride. Her English is excellent so I allow myself to speak to her in English for the ride. We meet up with Lars (german), Santí, Israel and Zulema and off we go for beer and tapas. There was some meat balls, couscous and cheesy nachos but I don’t remember the Spanish names of each tapa. As I had no paper, I started my list of new words on my hand/arm.


We wandered around Sevilla, stopping here and the to take pictures of monuments or churches, even though we weren’t in the historical center. The Town Hall was a pretty interesting and funny sight… I mean, Brussels city center is funny because it’s not symmetric. But the asymmetry of that town hall made it too easy to joke "oh the sculptor had a backache and retired"... basically, nearly half of the façade has no sculpted details whatsoever, just the basic square columns and templates. Why was it never finished? They ran out of money. And the people got fond of it this way!


Left = town hall: notice the details on the left, and the lack thereof on the right!

Right = some feminist looking statue in some church.

We wandered around a few more commercial streets where all stores were closed, and entered the most peculiar bar I will ever find in my life, I have no doubt… el Garlochi, decorated on the inside solely with religious images and relics, wooden Jesus bust with his crown of thorns, little naked angels up to the ceiling, fake flowers and golden crosses, the virgin Mary and the child (dans une moitié d’baignoire), it was all there and very creepy. And hilarious. Plus, with all the smoke from cigarettes, it really looked like being up in the clouds. We ordered the most popular drink of the Garlochi: Sangre del Cristo (the Christ’s Blood). Sah-weeet. As in too much sugar, sweet. I think Jesus should be check for diabetes. Once we had are dose of blasphemous jokes and too much smoke, we left. Someone in the group, which I won’t name because Zulema might feel bad about it, was tired and working the next morning, and for some mysterious reason, everyone decided it was time for bed. At barely 1pm. Boo. I guess we’ll be in good shape for some tourism tomorrow morning!


El Garlochi and a few glasses of Sangre de Cristo

Song of the day: No más llorá - Bebe
(avertissement, la tune est poche! mais Santi et Lars l-ont chanté en blague toute la journée!)

Mon deuxième chez moi

Le jeudi, 29 octobre 2009

J’avoue pas avoir travaillé fort fort aujourd’hui. Comme j’ai fini l’Unité 3 des petits, je m’attendais à des nouvelles instructions de Jose, mais il était en réunion quand je suis arrivée et pour un boute après… donc mes accomplissements de la journée : rabouttage du répertoire de chansons/jeux en anglais (les suggestions sont la bienvenue en passant!) pour tuer le temps, et ben de la jasette avec les profs pour leur faire pratiquer leur anglais. Ainsi que la confection d’une ceinture jaune pour mon costume d’Halloween. Toute façon, tu peux pas ben ben commencer du travail avant une fin de semaine de quatre jours ! :P

En soirée, une petite bière frette au El Luca avec Fernanda, suivit d’une deuxième bière avec Victor, et comme y’en a jamais deux sans six... Bon on s’entend qu’ici, ils te servent ta Cruzcampo en fut dans un petit verre, pour un volume final clairement plus bas que 25cL, et si tu fais pas attention, ils te l’enlèvent et t’en servent une autre avant que tu aies finie la première. Réflexe d’été : Quand il fait 35°C, la bière réchauffe vite ! P’tit verre pas cher vaut mieux qu’une grosse bière température pisse… euh, pièce.

Un certain vieux saoulon nommé Paco, ami de tous présents à El Luca, me radottait des histoires vraisemblablement très drôles car tout le monde (sauf moi) riaient à gorge déployées. Ils disaient ensuite “Don’t worry he’s not laughing at you ! He’s just really funny and I can’t translate his puns!” Hm, k, si tu le dis. Ça peut être pénible parfois apprendre l’espagnol ! Même quand ils tente de me dire des jokes que je connaitrais peut-être: "Got one about Canada, you'll get it!: What do you see from the CN tower?" "dunno." "Toronto entero! Get it? Torontontero!! Haha!" "...no." (y'aurait fallu que je connaisse cette tune: Porompompero) J’ai compris par contre quand il m’a chanté une tune qui allait comme suit : « Remangate, remangate, remangate tu vestido ! » (Armonte ta jupe !)

El Luca est en train de devenir ma deuxième maison à moi aussi… Le feeling de savoir que t’as disons, 4 chances sur 5 de croiser quelqu’un que tu connais dans la rue, ou de tomber sur des chums à un des bars du Paseo de la Playa est très familier : c’est à peu près comme vivre sur un campus étudiant. Sauf qu’à l’U d’O, y’a 35 000 jeunes et 2 bars, et ici ya 6000 vieux et 20 kek «bars». Crime, un autre 4 ans ici et je vais connaître le village au complet !

Tk, Fernanda commence à devenir comme une grande sœur, d’ailleurs je vais à Granada la fin de semaine prochaine avec elle et un autre groupe de femmes plus v- d’âge plus mature, dont Carmen, la copine d’Angel. Curro est quasiment mon « intercambio » partner, moi pour pratiquer l’espagnol, lui l’anglais. Victor est rendu mon dealer de musique, dont les vieux classiques (encore là, vieux est relatif…). Mettons que la prochaine collection de CD qu’il va me prêter sera The Smashing Pumpkins.

Bref, j’ai appris plein de nouvelles palabrotas ce soir-là, puis, j’ai fait mon chemin jusque chez moi, car le lendemain, j’allais à Cadiz ET Sevilla dans la même journée!

For Victor: Song of the day: Bullet With Butterfly Wings - Smashing Pumpkins

Ma chérie

Le… mercredi, 28 octobre ?


Afin de tester ma recette de pâté chinois, le repas du pauvre petit Canadiens français, je donne à Jan et Miriam l’honneur d’être les premiers invités à souper chez moi. Miriam laisse passer cette chance extraordinaire aors c’est un tête à tête avec Jan qui, ô blasphème, préfère le pâté chinois sans ketchup.



Pour conclure : Je crois que c’est un succès, quoique un peu sec dû à mon improvisation ratée du blé d’inde en crème.


De profondes excuses à Jan (avec un N) pour avoir écrit son nom avec deux n’s à plusieurs reprises sur mon blogue ! Ainsi qu’une petite correction, Tisha, son chien, n’a pas 19 ans mais bien 13 ans. Bon bon bon, une petite exagération par-ci par-là n’a jamais tué personne…


Chanson du jour, une toune qui vient des tripes : Ma chérie – François Pérusse