11/09/2009

Partie 2 – Happy Halloween!

Le vendredi, 31 octobre 2009

Avec les multiples alternances de température de la journée, allant de 35°C au soleil à l’ombre climatisé d’un bus, j’avais une bonne couche de sueur accumulée. J’ai dompé mon sac par terre, sauté dans douche, et enfilé mon supercostume :
- des superbottes rouges (gracieuseté du vieux linge de Carmen)
- des superbas rouges aux genoux (2 euros)
- des superleggins bleu royal (marché au puces de Paris)
- des superbobettes rouges de gars (1 euro bazar chinois d’Alcalá)
- une superceinture en carton et tape jaune
- un supergilet bleu (rescapé du vieux linge que Andy a abandonnée à Paris)
- une supercape rouge (œuvre ingénieuse patentée par Jenny à partir d’une vieille paire de pantalons rouges)
- des superlunettes de Clark Kent avec un côté manquant que j’ai remplacé par un crayon (ramassé sul bord du chemin).
Sans bien sûr oublier le super « S » que Jenny m’a gossé sans même que je lui demande… c’est comme avoir une maman ici! Sauf que sa job c’est coudre.

Me rendre chez Jenny et Gabriel était la plus longue marche de ma vie. Ô le sentiment d'avoir l'air ridicule! J’ai presque couru, et j’aurais bien volé si j’avais pu, atterrir direct dans le party sur le toit-terrasse! Au lieu j’ai eu droit au sifflage des passants et à la trame sonore de Superman chanté par un drogué sur le parvis de l’église de Plaza Alta.

J’avais réalisé combien l’Halloween était quelque chose de nouveau en Espagne,
surtout dans un petit village. Ça fait à peine 5 ou 6 que ça se fête ici,
et comme ils ont un évènement costumé qui s’appelle le Carnaval en hiver,
l’Halloween est encore strictement des costumes apeurants, sorcières, vampires
et squelettes. Y’avait que moi et un pote de Gabriel hm… Phil? British en
tk, déguisé en Scooby-Doo qui étaient pas morts.

Comme les De Kadt (les trois ti-gars inclus, mais plus particulièrement Gab) sont les expats d’Alcalá les plus rapprochés des Espagnols et leur culture, aux niveaux langue et amis, je savais que cette soirée apporterait un mélange social intéressant. Et ce fut effectivement un joyeux mezcla (eille gen! « Mezcla! »).

Il y avait quasiment tous les brits Alacaláinos et quelques autres connaissances anglos des hôtes, ainsi qu’une méchante gang d’espagnols : ceux que j’appelle la troupe du El Luca (Fernanda, Victor, Curro…), du monde que j’avais rencontré à la marche du Pavo Troton, d’autres dont j’avais entendu parler souvent (un Guillermo qui donne des cours d’anglais en privé, et sa gang d’amis), j’ai enfin rencontré Nazaret et Jesus, un couple a qui Jenny voulait me présenter depuis ya de ça longtemps… Tous étaient bel et bien morts, mascara beurré sous les yeux, sang au coin de la bouche et fond blanc qui croûte avec la sueur. Bien vite, le flux de Cruzcampo a dissout les inhibitions de ceux qui ont normalement les babines jammées (ou un pickle dans le Q) quand ça vient à parler « l’autre langue ».


Andy and Jan / Nazaret and Marie-Lo / Me, Miriam and
Claire

Jenny (squelette) et Gab (mad scientist) y sont allés vraiment fort pour ce party : bouffe et alcool, décorations et espace de danse… crime, tout un étage de leur superbe maison (faite en hauteur) a été vidé de ses meubles pour en faire un plancher de danse! Sauf pour la table de DJ de ScoobyDoo, qui a nous a entertainé jusqu’à 4h du mat. Sans exagération, il y a bien eu un moment où on devait être 15 à danser sur "Without Love". Comme il a bien fallu faire sortir le monde (et coucher les ptits) à un moment donnée, les supertroopers sont descendus downtown Alcalà, au Campanero, où il y avait un grand party d’Halloween. Malheureusement, les lumières se sont allumées dans la minute où on est arrivés, signal que le fête est finie. Dommage, mais ont pouvais pas dire qu’on avait pas eu du fun.

Graham, Jenny and Miriam shakin' their booties
Ça met la barre haute pour ma (semblant de) pendaison de crémaillère de vendredi! Chose certaine, mon house warming sera à la manière de quelqu’un qui a un budget étudiante, c’est-à-dire, BYOB ou… TTPC (Trae tu propria cerveza… ??). On va voire combien de monde je peux fitter dans mon petit chez moi… c’est j’ai pu en rentrer 30 kek à l’appart d’Ottawa, j’ai pas de doutes que j’ai de la place pour le peu de monde que je connais ici! Quoique… je commence à en connaître pas mal!

11/03/2009

Partie 1 – Sevilla Le Sauna

Le samedi, 31 octobre 2009

Sans carte de la ville, j’ai été complètement désorientée toute la journée, ce qui est pas ben ben mon genre quand je visite… mais ! Pour compenser, j’étais avec du monde très connaissants, particulièrement Santí, qui étudie en tourisme !


Premier stop important : Plaza de España, construite pour l’expo de… 1922? 500 ans après la découverte des Amériques par Cristobál Colon. Les détails dans ce bâtiment là mes amis! Ha-llu-ci-nant! La céramique de bleu et vert et jaune et rose… les couleurs rendent cette merveille incomparable aux autres monuments historiques que j’ai vus en Europe. 50 kek bancs en céramique (un pour chaque province) collés au bâtiment en demi-cercle sont des œuvres d’art … et des fourneaux. Il faisait déjà 35°C, et rester stable pour une photo avec un banc était tout un challenge. "envoye! Prend la crisse de photo avant que j'fonde!" dis-je, la goutte au nez. Et non, même à Sevilla, c’est pas normal 35°C le 31 octobre. Mettons que j’ai enfoncé mes bras jusqu’aux épaules dans chaque fontaine que j’ai pu trouver ce jour-là, et avec mon backpack, j’avais une grosse patch trempe dégeu sur mon dos toute la journée…

On a visité une ancienne fabrique de tabac grandiose: le bâtiment est tellement beau qu’aujourd’hui c’est une Université. Il faisait tellement chaud qu’on a du prendre une pause énergie pour se réhydrater. Bon ok, la bière ça hydrate pas fort mais… la paella redonne des forces! Lars et moi avons visité la Catedral de Sevilla et sa tour (la Giralda) car les autres l’avaient déjà vue. Selon Santí, c’est le 3e plus grand bâtiment au monde, et à l’époque de sa construction, les espagnols auraient dit «On veut que ce soit si grand et impressionnant que les enfants de nos enfants vont penser qu’on était fous». Effectivement. La réalité est qu’ils avaient bennnn du cash, car Sevilla était le centre de commerce de l’Espagne, oú tout l’or et les autres richesse des Amériques entraient dans le pays. De plus, ça l’air que quand la construction était terminée et que la Reine Isabelle la Catholique a été invitée à être la première à monter la tour pour voir la vue de Sevilla, elle aurait dit «euh… 35 étages d’escaliers? Neon.» et ça a pris un autre 2 ans pour transformer les marches en une rampe adaptée aux chevaux.

Les colonnes dans cette cathédrale sont plus large que les arbres de Colombie-Britanique et le plafond donne le vertige tellement il est haut. Comme il ne restait qu’une heure avant que la place ferme, on a vite pris en photo le tombeau de Christophe Colomb, Jésus sur sa croix (j’ai pas catché pourquoi cette statue là est particulièrement reconnue…) et l’autel (holy details!) et on s’est mis à monter, en prenant une pause à chaque fenêtre pour voir la vue et reprendre notre souffle. Je blâme pas Isabelle la Catho!


En sortant, il était déjà l’heure pour Israel et moi d’aller prendre le bus pour rentrer à Alcalá. J’avoue sans honte que pour me sauver de plus de jasette en espagnol (j’en avais eu ma dose pour une boutte) je prévoyais faire semblant de dormir avec ma musique. Et j’ai dormi.

11/02/2009

Bureaucratie & Séville de nuit

Le vendredi, 30 octobre 2009


Thanks to Bob and Claire’s offer to drive me to Cadiz, I FINALLY got my provisional NIE (numero de indentificación extranjero) so I can open a bank account, get books at the library and, heck, be a legal resident of Spain! So first we went to the Comisaria (police office) which has an Oficina de Extranjeros inside. I wait in “line”. Lesson 1: here, people don’t make a line, they just wait around in a bunch, and when someone new shows up, he/she asks “¿Quién est el último?” (who’s the last one) to know who he/she’s after. My turn comes: “Ah, you must got the OTHER oficina de extranjeros to collect your documents, and then come back here. It’s just a 10 minute walk from here!” Great.


So by the time I find the place, I’ve asked directions to 10 people and it’s taken 30 minutes. There, I wait in “line” again. “Here are you documents. You must get your picture taken and go to a bank to pay this fee.” “…any bank?” “yup.” Lesson 2: in Spain, government offices don’t handle any type of money transactions, that’s all done through the banks, who get a little percentage! But how hard would it be to install a photobooth and coin photocopy machine in the Ceomisaria... really... So I go to a bank, pay the 16.30 euros, go get my picture taken in a photobooth near the Comisaria, and go back to wait in “line”. “Perfect, now you must go in any bank to pay THIS fee of 15 euros for the NIE card, and make a photocopy of this document in a papeleria, and come back”. “… you’re kidding right?”


Bank, papeleria, back at the Comisaria, no line-up (w00t!), and guess who must come back to Cadiz in a month to collect the NIE card? That would be me. Quick stop at a huge supermarcket, Wal-Mart style, where I found long red socks for my Halloween costume and a bunch of food items I’ll never find in Alcalá: pesto, pizza doughs, asian eggnoodles, Caesar dressing, coconut milk, mushroom soup... very expensive grocery list as most of this stuff is not from Spain, but hey. My treat!


Back in Alcalá, I pack my bag to go out to SEVILLA!! Rendez-vous at La Parada with Paqui who gives me a ride. Her English is excellent so I allow myself to speak to her in English for the ride. We meet up with Lars (german), Santí, Israel and Zulema and off we go for beer and tapas. There was some meat balls, couscous and cheesy nachos but I don’t remember the Spanish names of each tapa. As I had no paper, I started my list of new words on my hand/arm.


We wandered around Sevilla, stopping here and the to take pictures of monuments or churches, even though we weren’t in the historical center. The Town Hall was a pretty interesting and funny sight… I mean, Brussels city center is funny because it’s not symmetric. But the asymmetry of that town hall made it too easy to joke "oh the sculptor had a backache and retired"... basically, nearly half of the façade has no sculpted details whatsoever, just the basic square columns and templates. Why was it never finished? They ran out of money. And the people got fond of it this way!


Left = town hall: notice the details on the left, and the lack thereof on the right!

Right = some feminist looking statue in some church.

We wandered around a few more commercial streets where all stores were closed, and entered the most peculiar bar I will ever find in my life, I have no doubt… el Garlochi, decorated on the inside solely with religious images and relics, wooden Jesus bust with his crown of thorns, little naked angels up to the ceiling, fake flowers and golden crosses, the virgin Mary and the child (dans une moitié d’baignoire), it was all there and very creepy. And hilarious. Plus, with all the smoke from cigarettes, it really looked like being up in the clouds. We ordered the most popular drink of the Garlochi: Sangre del Cristo (the Christ’s Blood). Sah-weeet. As in too much sugar, sweet. I think Jesus should be check for diabetes. Once we had are dose of blasphemous jokes and too much smoke, we left. Someone in the group, which I won’t name because Zulema might feel bad about it, was tired and working the next morning, and for some mysterious reason, everyone decided it was time for bed. At barely 1pm. Boo. I guess we’ll be in good shape for some tourism tomorrow morning!


El Garlochi and a few glasses of Sangre de Cristo

Song of the day: No más llorá - Bebe
(avertissement, la tune est poche! mais Santi et Lars l-ont chanté en blague toute la journée!)

Mon deuxième chez moi

Le jeudi, 29 octobre 2009

J’avoue pas avoir travaillé fort fort aujourd’hui. Comme j’ai fini l’Unité 3 des petits, je m’attendais à des nouvelles instructions de Jose, mais il était en réunion quand je suis arrivée et pour un boute après… donc mes accomplissements de la journée : rabouttage du répertoire de chansons/jeux en anglais (les suggestions sont la bienvenue en passant!) pour tuer le temps, et ben de la jasette avec les profs pour leur faire pratiquer leur anglais. Ainsi que la confection d’une ceinture jaune pour mon costume d’Halloween. Toute façon, tu peux pas ben ben commencer du travail avant une fin de semaine de quatre jours ! :P

En soirée, une petite bière frette au El Luca avec Fernanda, suivit d’une deuxième bière avec Victor, et comme y’en a jamais deux sans six... Bon on s’entend qu’ici, ils te servent ta Cruzcampo en fut dans un petit verre, pour un volume final clairement plus bas que 25cL, et si tu fais pas attention, ils te l’enlèvent et t’en servent une autre avant que tu aies finie la première. Réflexe d’été : Quand il fait 35°C, la bière réchauffe vite ! P’tit verre pas cher vaut mieux qu’une grosse bière température pisse… euh, pièce.

Un certain vieux saoulon nommé Paco, ami de tous présents à El Luca, me radottait des histoires vraisemblablement très drôles car tout le monde (sauf moi) riaient à gorge déployées. Ils disaient ensuite “Don’t worry he’s not laughing at you ! He’s just really funny and I can’t translate his puns!” Hm, k, si tu le dis. Ça peut être pénible parfois apprendre l’espagnol ! Même quand ils tente de me dire des jokes que je connaitrais peut-être: "Got one about Canada, you'll get it!: What do you see from the CN tower?" "dunno." "Toronto entero! Get it? Torontontero!! Haha!" "...no." (y'aurait fallu que je connaisse cette tune: Porompompero) J’ai compris par contre quand il m’a chanté une tune qui allait comme suit : « Remangate, remangate, remangate tu vestido ! » (Armonte ta jupe !)

El Luca est en train de devenir ma deuxième maison à moi aussi… Le feeling de savoir que t’as disons, 4 chances sur 5 de croiser quelqu’un que tu connais dans la rue, ou de tomber sur des chums à un des bars du Paseo de la Playa est très familier : c’est à peu près comme vivre sur un campus étudiant. Sauf qu’à l’U d’O, y’a 35 000 jeunes et 2 bars, et ici ya 6000 vieux et 20 kek «bars». Crime, un autre 4 ans ici et je vais connaître le village au complet !

Tk, Fernanda commence à devenir comme une grande sœur, d’ailleurs je vais à Granada la fin de semaine prochaine avec elle et un autre groupe de femmes plus v- d’âge plus mature, dont Carmen, la copine d’Angel. Curro est quasiment mon « intercambio » partner, moi pour pratiquer l’espagnol, lui l’anglais. Victor est rendu mon dealer de musique, dont les vieux classiques (encore là, vieux est relatif…). Mettons que la prochaine collection de CD qu’il va me prêter sera The Smashing Pumpkins.

Bref, j’ai appris plein de nouvelles palabrotas ce soir-là, puis, j’ai fait mon chemin jusque chez moi, car le lendemain, j’allais à Cadiz ET Sevilla dans la même journée!

For Victor: Song of the day: Bullet With Butterfly Wings - Smashing Pumpkins

Ma chérie

Le… mercredi, 28 octobre ?


Afin de tester ma recette de pâté chinois, le repas du pauvre petit Canadiens français, je donne à Jan et Miriam l’honneur d’être les premiers invités à souper chez moi. Miriam laisse passer cette chance extraordinaire aors c’est un tête à tête avec Jan qui, ô blasphème, préfère le pâté chinois sans ketchup.



Pour conclure : Je crois que c’est un succès, quoique un peu sec dû à mon improvisation ratée du blé d’inde en crème.


De profondes excuses à Jan (avec un N) pour avoir écrit son nom avec deux n’s à plusieurs reprises sur mon blogue ! Ainsi qu’une petite correction, Tisha, son chien, n’a pas 19 ans mais bien 13 ans. Bon bon bon, une petite exagération par-ci par-là n’a jamais tué personne…


Chanson du jour, une toune qui vient des tripes : Ma chérie – François Pérusse

10/27/2009

Barbacoa en la Playa

Le dimanche, 25 octobre 2009

Une autre journée merveilleusement chaude, pas trop venteuse, avec un soleil qui chatouille. J’embarque avec la généreuse p’tite famille De Kadt une fois de plus pour aller me faire croûter de sel et de sable à la plage d’El Palmar. Je marche vers le grand bleu infini une fois de plus, sac-à-dos de cuire laitte sur une épaule, et guitare de Gab (est d’jà pleine de sable anyways) sur l’autre grâce ma strap patentée à la Séguin avec corde à bracelet/foulard/bandeau élastique de ma head-lamp…

Mais aujourd’hui, à peu près tous les extranjeros du villâge sont de la partie, et notre set-up de parasols ressemble à un petit oasis de palmiers au milieu d’un désert de sable. J’ai rencontré des nouveaux visages : Heather, Pauline & Les, etc… Après une première saucette dans l’océan Atlantique (ben oui, juste comme ça) un peu refroidi par l’automne, on sort le charcoal ! Certains sont toutte équipées avec le mini-bbq, les De Kadt préfèrent la méthode « trou dans le sable et cercle de pierres ». Et moi qui a été trop désorganisée pour aller chez le boucher quand c’était ouvert (donc PAS un dimanche matin, DUH!). Bien sûr, ma mal-prévoyance est utile comme tous ont apporté de la bouffe en quantité industrielle. Oui au point qu’on a eu du gaspillage… there’s so much a cooler can do ! On peut pas rapporter grand-chose après une belle journée ensoleillée de même !


Tisha le gardien du keg, Les de cuisiner extraordinaire, et Jann le... ben, Jann.

Jann sort de son sac cooler… un keg. Sans blague, un mini-keg de 5 litres de Cruzcampo, pompe incluse! Et c’est pas tout ! Il l’a eu gratuitement au Carrefour en ramenant ses bouteilles vides ! Normal, le machin valait rien, ça sortait en une broue phénoménale, y’avait pas de truc, même après les 10 premiers verres… en plus elle était chaud. Au moins ça a servi à éteindre les BBQ avant de partir ! Crevettes, ribs, sardines, saucisses, porc… tout goûte meilleur au BBQ. Un autre festin irraisonnable. Je pensais caler comme une brique lorsque je suis retournée à l’eau, mais non ! Vivement l’eau salée ! Ce que je suis une bonne nageuse dans l’océan !


La guitare s’est pas promenée trop trop de mains en mains, même Gab et Jann, tous deux propriétaires de guitares qui résident en ce moment dans mon salon, ont pas voulu jouer. Enfin, Jann a joué un peu avec les cordes basses, mais ça compte pas… J’ai fait un peu de surfboard, sans trop de succès et multiples wedgies de vagues. Je devrais avoir des photos kek temps comme papa Gab a passé la moitié de la journée caméra à la main à prendre des photos des p’tits, et des shots clandestines de tous… paparazzi … même dans l’eau jusqu’au nombril, dans les vagues avec la caméra à bout de bras, rien ne l’arrête !

Dernière collecte de coquillages, dernier cycle de séchage sous un soleil qui tire sur l’orange, avec un angle de soirée… puis on ramasse tranquillement, bas canadiens et sandales sports aux pieds… et on rentre, roulant en zig-zag sur les routes de campagne bordées d’oliviers et cactus, Amy Winehouse en musique de fond… les feel des vagues encore dans les tripes… les yeux lourds, pognant un glimpse du coucher de soleil entre chaque cognage de clou, couleurs d’or derrière les éoliennes…

Un sommeil profond est assuré à chaque jour de plage !

El Luca y su Paella

Saturday, October 24th 2009

Woke up early that morning, really excited about the day events : eating and drinking from 1pm to whenever our body can’t take it anymore. Or maybe it was because of the time change, anywho, early indeed, yet I somehow managed to stall all morning before going on my little quest to 1) update my blog and 2) go to the market. At the Plaza Alameda (free wifi!) I saw Bob and Claire and told them proudly, as it was my first invitation to a Spanish house, that I was off to Jose’s place at 1pm. They said “so… in 15 minutes?” Like a smartass, I told them they forgot to change the time. “No no, that’s tomorrow I’m sure.” Zut, smeggin Angel… So I rush, more than is necessary in Andalucía, to go back home get ready, go buy 2 liters of warm Cruzcampo in the Super Arcos and find Jose and Beatriz’s house.

And did I ever find it! What a contrast that gorgeous mansion is to the white, moldy, narrow, cavern like houses of Plaza Alta! I have to say I was a bit shy to walk up and down the marble staircase in my 2 euro gipsy skirt and half-decomposed Brussels slippers… I can hear Vero “tsk-ing” in my head, but know that, at least from the people I’ve had the chance to meet yet, Spaniards don’t care for clothes and looks and the price of your wine as long as you share! So! Warm beer in the fridge, sparkling wine out. Jose was carving out his first jamón ever, 5 acorn ham leg watch out! Means the pig was fed only acorns his whole destined-to-be-luxirious-food life. Pretty much the equivalent of 5 stars ham, and boy did it taste like the best! It was placed on a fancy support and Jose agilitily... agilely? cut thin strips off with a long knife, while Beatriz showed me around their castle. Lovely place!

Ah, phone call from Angel who was NOT on his way as he should have been, since he’d just woken up with a bad hangover from the high school reunion he’d had the previous night. Which did not stop us from starting to eat without him. He and Carmen arrived in time to have a look at Jose and Bea’s wedding photo album (classic and inevitable!) and have a quick strum on the “top string”-less guitar. I only got a small preview of Jose’s skills, mark my words I’ll get him to play again… Bit of beer, sausage, empanaditas, more heavenly jamón, and cheese later, and we’re off to EL LUCA for Curro’s legendary paella. (Another Curro I know, this one is the owner of El Luca).



El Luca, and the view from there... gorgeous...


Mmmmm pealla (watch out, pronounced pa-èdja here).

Fernanda, Curro, Victor, the De Kadts, Israel, (all names you should know by now!!!) were there and more new people. We sat on the front terrace as the weather was fantastic, and the day went by dizzyingly fast, going back and forth in Spanish and English… learned still more palabrotas and local expressions which will prove to be useful one day I’m sure. Some of the joking around that occurred later on in the night help marked down the limits of the professional vs friendly relationship I have with certain colleagues (*ahem-jose-ahem*), which is basically: outside the school, not my boss.


When hunger struck again, I joined some peeps at La Cabaña for delicious, yet heavy, tapas... when the fried calamari plate arrive and we already felt full to the brim, I can’t deny I was pig and ate half of it. Back at El Luca, the colegio crew had paid the tab and run away (Oi! Spanish men and feminists will never agree on sharing a bill… but this was the last time I swear, I’ll be on the ball next round!). I didn’t mind much that my friends were gone as my stomach regretted the over-indulging a bit and I was quite sleepy, so I wobbled heavily home… not even midnight, pff… but hey, we HAD been drinking since 1pm! No shame!

10/26/2009

El Campanero

Le vendredi, 23 octobre 2009

“Really? You’ll introduce me to people my age? ROCK ON!” And this is how I ended up at the Campanero, a bar way at the bottom of the village, past the school, to meet Yessica’s buddies, who were… well, closer to my age than most of the folks I’ve met yet. Nice bar, good music and a very fun bunch. I actually semi-joked in Spanish for the first time! I’ve still go work to do before I can full out joke around and pull Spanish puns out of my ass, but till then they must get a taste of my sarcasm to get used to it you see… you just wait, Angel, you just wait...

I met a Paqui, who lives in Benalup (real close) and speak a very clear, very international Spanish. I understand every single word she says! Probably because she’s worked a lot with foreigners whose Spanish was meh. I also met a Gema who teaches English and wants to practice her pronunciation with me. Bring it on!

There was a group in the corner constantly clapping hands every time a flamenco song came on, and Yessica said “they’re gypsies”. Believe me, apart from the constant clapping and slightly darker skin, gypsies don’t fit the dirty bohemian stereotype. They’re just like you and me! 'cept they bring their kids to the bar until midnight... And this is how I met José Antonio (5 yrs old, goes to my colegio) who was playing pool or some game he invented at the pool table until very late, as his gipsy mom was a friend of Yessica's! I would not have been surprised to see him drinking beer.

Thanks to the guys, I learned quite a few palabrotas (naughty words…) since I’ll certainly not learn at the school! Later on, I met with Fernanda and we went to the San Jorge, the non-Irish Irish pub, to join Victor and… forgot the name. The creepo-guy with bad teeth who was there last time I went to that pub was still there, still wearing the same shirt, and still flirting unsuccessfully. We didn't stay very long, big "Beer and Paella" day tomorrow!